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SUJET : Knight. Sven des Orcades

Knight. Sven des Orcades il y a 2 mois 1 semaine #6687

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Charly Hollyster. 1.

La jeune femme joua des coudes et marcha sans scrupules sur les pieds de ses voisins pour tenter de se frayer un chemin jusqu'aux portes du wagon. D ici quelques secondes les champs magnétiques se remettraient en marche empêchant les passagers de s'extirper du métro flambant neuf financé par l'Immortel de Londres. Elle n aurait alors pour unique solution que de descendre à la prochaine station puis de remonter sur plus d'un mile les berges de la Tamise. Autant dire que sous cette pluie glaciale ses mèches fraîchement lissées ne résisteraient pas longtemps. Bien décidée à sauver son brushing, la jeune femme délogea un type deux fois plus lourd qu'elle d'un bon coup de talon. Trop occupée à se glisser entre un couple qui visiblement ne s aimait plus, la jeune femme n'entendit pas les jurons qu on lui adressait lorsqu elle atteignit enfin le quai de la station. Fière d'elle, elle ne prêta aucune attention aux dizaines de publicité qui agressaient pourtant tous les sens des habitants de l'Arche dès qu'ils mettaient le nez dehors. Elle arrangea ses cheveux, réajusta son jean incrusté de reflets argentés et vérifia l heure qui s affichait dans le coin gauche de ses lunettes de réalités augmentées. Avec un peu de chance, elle serait même à l heure pour son premier rendez vous de la journée.

Alors qu elle parcourait les derniers yards qui la séparait du Quartier Général du Knight, elle adressa mentalement une série de recommandations à "Mia" l intelligence artificielle qui gérait les différents objets connectés de son bureau. Elle offrit son plus beau "non sourire" au garde à l entrée de l'immeuble qui comme toujours materait son cul une fois passée le portique de sécurité. Satisfaite d'elle lorsqu'elle aperçu la mine déconfite du "gros lubrique du lundi" dans le reflet de la glace lui faisant face, elle se félicita d avoir enfilé un imperméable plutôt que le blouson qu elle avait tout d abord sélectionné dans sa garde robe. Vraiment, ce n est pas parce qu'elle se tapait une heure de sport au saut du lit pour avoir un cul d enfer que tout le monde devait en profiter !!!

Comme d'habitude elle se donna bonne conscience en prenant les escaliers puis se ravisa quatre étages plus haut en se glissant dans l ascenseur qui la conduirait au 9 ème étage. A peine essoufflée, forcément, elle entra comme une furie dans le "placard" de son assistant, s'empara d'une pile de dossiers et fila jusqu'à son bureau.
Là, elle demanda aussitôt à Mia de lancer un programme holographique d imagerie médicale. Elle voulait une dernière fois vérifier le diagnostic de son étudiant à propos de son nouveau patient. Aucun doute, le pauvre type souffrait bien d une amnésie probablement dû aux multiples commotions cérébrales qu'elle observait sur la modélisation du cerveau qui pivotait lentement selon le mouvement de ses yeux. Elle fit afficher sur l écran géant qui se matérialisa contre le mur un compte rendu complet du dossier médical. Elle dénombrait une trentaine de fractures qui avait sûrement demander des journées entières de boulot aux chirurgiens. Sans compter les blessures aux organes internes. Ce mec avait, si elle en croyait le rapport, survécu à une rencontre avec un colosse de l’Anathème !!! Il en était sorti brisé et amnésique. La bonne excuse se dit-elle. Personne ne pouvait survivre à un combat contre un Colosse, à une chute de 50 yards et à un séjour prolongé dans les eaux froides de l'archipel des Orcades. Encore un escroc qui essayait de s'élever dans les échelons de l'Arche en tentant de frauder le Knight. Aucun doute possible, il devait disposer d un complice au sein de l organisation pour falsifier son dossier. Les mecs avaient quand même un peu abusé dans leur rapport là ! Les abrutis !

Avec l'aide de Mia elle sélectionna une série de tests et de questions afin de préciser le diagnostic comportemental qu'elle devait établir. Bien qu'elle fut parfois horripilante de par son attitude condescendante, Mia n'en restait pas moins efficace dans l'analyse des émotions humaines et précieuse de part sa capacité à détecter les modifications du comportement grâce aux analyses chimiques de l'air expulsée par le patient lorsqu'il respirait. Ensemble ils démasqueraient cet enfoiré qui ne tarderait pas à être annoncé par l interface de communication qui gérait son planning. Justement, la porte coulissa dans la cloison du mur sans un bruit, laissant apparaître son patient.
-"Bienvenue Sven, je suis le Docteur Charly Hollister. Comme vous le savez je suis neurochirurgien et je serai votre psychologue chargée de votre thérapie comportementale. J'espère qu'ensemble nous ferons du bon travail. Mon objectif premier est bien évidemment que vous retrouviez votre mémoire". L'homme entra dans la pièce sans même un signe de la tête et s'installa sur l'imposant canapé fushia qui trônait juste sous l écran qui affichait son dossier médical. la voix de Mia résonna dans l'oreillette du Docteur:
-"Docteur Hollister, je note un changement dans votre rythme cardiaque et une très légère modification de la pigmentation de votre peau. Je crois que notre patient vous attire sexue....". Sans lui laisser le plaisir de lui annoncer ce qu'elle avait savait déjà, le Docteur Hollister déconnecta son IA d'une simple pensée.
Et merde pensa-t-elle....
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Knight. Sven des Orcades il y a 2 mois 1 semaine #6688

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Charly Hollyster. 2.

D’un mouvement peu orthodoxe du pied qu’elle accompagna d’une contorsion digne d’une gymnaste, Charly attrapa son jean qui gisait au sol. Elle fit de même pour sa petite culotte, roulée en boule, parmi un polo rouge et blanc aux couleurs des « Gunners » d’Arsenal et un pantalon kaki aux multiples poches bien trop grand pour elle. Alors qu’elle se déhanchait en sautillant sur place pour faire glisser, avec difficulté, le pantalon argenté un peu trop serré sur la partie la plus charnue de son corps finement musclé, elle chercha du regard sa paire de bottines. L’une trainait sous le canapé fushia, l’autre était pour le moment encore introuvable. Pressée par le temps, elle abandonna l’inspection de son bureau et opta pour une bataille qu’elle était plus à même de gagner en enfilant son chemisier sans le déboutonner. Finalement victorieuse, elle réalisa alors que son soutien-gorge était encore dans sa main. Un instant perplexe, elle finit par pouffer de rire.

C’est à ce moment-là qu’elle croisa le regard perplexe de Sven. Comme elle, il avait des yeux d’un bleu intense qui trahissait une origine nordique. Scandinave peut-être. Mais ceux de Sven était froids et tristes, lui conférant un air sauvage qui avait immédiatement fait craquer Charly.
- Quoi ? tu n’as jamais vu une femme s’habiller ? lui glissa-t-elle avec malice afin de dissiper une gêne naissante.
- Non. Enfin j’imagine que si marmonna-t-il dans sa barbe naissante, sans même vraiment s’adresser à Charly.
- Mais tu n’as vraiment aucun souvenir ? Aucun ? Pas même de l’endroit où j’ai pu balancer cette satanée bottine ? lui répondit-elle en lui faisant un clin d’œil espiègle.

Pour toute réponse Sven hocha la tête en direction de la porte d’entrée puis déploya son immense carcasse du canapé pour s’habiller à son tour. Charly, debout au milieu de la pièce, une bottine au pied, l’autre dans la main, se figea. Pour la première fois depuis leur (très récente) rencontre, elle prit le temps de détailler le corps meurtri de son amant. De multiples cicatrices et des traces de brulures ornaient son large torse et ses épaules massives. Des broches métalliques, témoins d’une chirurgie de fortune étaient décelables sous les muscles de ses cuisses. A n’en pas douter, il avait eu les jambes brisées. La jeune femme resta sans voix. Non qu’elle soit impressionnée par un corps blessé, désarticulé ou démembré, elle était Docteur au Sein du Knight tout de même, mais l’abstraction dont Sven faisait preuve à l’encontre des douleurs qu’il devait immanquablement endurer forçait son respect. Ce mec était un morceau de granit : brut, rude incassable et peu bavard. Elle était certaine qu’elle n’aurait jamais pu deviner l’état de ses blessures si elle ne l’avait pas déshabillé au bout de 10 minutes d’entretien. Elle vint se coller dans son dos et l’enlaça par la taille.
- Cela te fait mal ? lui souffla-t-elle à l’oreille.
- Un peu. Enfin si j’y pense.
- Mais dit moi Sven. Tout ce qui est inscrit dans ton dossier est réellement arrivé ? Je veux dire, cette histoire de colosse, ton coma sur le corps de ce monstre flottant à la dérive au large des Orcades… C’est vraiment arrivé ?
- Je ne sais pas. C’est le recruteur du Knight qui m’a raconté ce qu’il s’est passé. Moi je n’en ai aucun souvenir.
- Le recruteur du Knight ?
- Oui, Bobby Porter, un recruteur écossais est venu me voir à l’hôpital à Edimbourg pour me proposer de rejoindre le Knight. Il voulait que je passe les tests pour devenir Chevalier. En contrepartie, le Knight me remettait sur pied. Et si je deviens chevalier, il me paye même une chirurgie reconstructive totale pour remplacer ses broches par des prothèses et de la nanotechnologie.
Charly passa la main dans les cheveux de Sven. Non, tu n’es pas d’origine scandinave… Tu n’es pas assez blond à mon humble avis pour être un « Viking ». Peut-être danois à la limite.
- Les danois sont des « Vikings » se contenta de répondre froidement le géant. Nous devons terminer la séance pour que tu valides mon dossier ? demanda-t-il subitement, tout en la repoussant plus maladroitement que méchamment.
Vexée, Charly le congédia rapidement.
- Quel connard pensa-t-elle. Mais quel connard se répéta-t-elle plusieurs fois, comme pour se convaincre qu’elle ne devait pas le revoir. Ma pauvre Charly, tu t’es encore fait baiser par un connard… Dans la foulée, elle réactiva Mia, l’IA qui la secondait dans ses travaux et lui intima l’ordre de bloquer le dossier. Cet abruti n’était pas prêt d’enfiler une armure du Knight !!!
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Knight. Sven des Orcades il y a 1 mois 4 semaines #6777

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Charly Hollyster. 3.

Triste et pensive, Charly se tenait devant la large baie vitrée de l’appartement qu’elle occupait depuis presque deux ans maintenant. Appartenir au Knight avait quelques avantages, dont celui de pouvoir louer un trois pièces avec fenêtre et baignoire. Oui, il ne fallait pas oublier la baignoire. Surtout pas ! Après son bureau et sa chambre, la salle de bain était le lieu où elle passait le plus de temps. Mais contrairement à son divan « professionnel » et à son lit, elle ne laissait aucun homme s’allonger dans sa baignoire à remous. Seule, c’est là qu’elle décompressait, plongée dans un bain moussant à l’ancienne! Mais aujourd’hui elle sentait qu’elle était prête à partager son sanctuaire, et l’espace d’un instant elle s’autorisa à visualiser son nouveau patient sortir de la baignoire, le corps encore recouvert de savon. Cette vision ne lui apportant aucun réconfort en cette triste journée, elle contempla à nouveau l’Arche de Londres qui s’étalait à perte de vue en direction de l’horizon et des cieux. Baignée d’une lumière éblouissante mais perpétuelle destinée à repousser les Ténèbres, la ville tentaculaire n’avait plus rien à voir avec celle que sa mère avait connu. Preuve en était, les hommes fabriquaient maintenant de la pluie artificielle pour simuler le climat londonien d’antan afin de stimuler les émotions humaines, dernier rempart au Désespoir qui rongeait son monde. Elle posa la vieille carte postale jaunie qu’elle serait contre sa poitrine et porta une tasse de thé brulant à ses lèvres. Le breuvage parfumé aux algues des Shetland qu’elle payait dix fois trop cher n’avait surement pas le goût de celui que sa mère devait boire lorsqu’elle n’était qu’une gosse. Mère et fille avaient opté pour le même métier, mais dans un monde bien différent pensa-t-elle. En désespoir de cause, bien décidée à ne pas se laisser gagner trop longtemps par les mauvaises ondes, Charly alluma la vingtaine d’écrans qui composait le plateau de sa table basse. Elle se cala dans le sofa, avala une nouvelle gorgée de thé brulant (les joies des tasses chauffantes) et commença sa lecture…
---Sven des Orcades---
---Aspirant Chevalier---
---Dossier Confidentiel---

Une heure passa avant que Charly ne relève la tête. Le dossier de ce Sven était incroyable. Comme la majorité des Chevaliers du Knight se prit-elle formuler à haute voix, afin de minimiser l’admiration qu’elle éprouvait pour lui. Bien qu’un mois soit passé depuis leur première et unique rencontre, elle ne parvenait pas à lui pardonner son attitude de gros connard misogyne. Vexée, elle tenta de trouver dans ce qu’elle venait de lire des preuves qui tendraient à prouver que ce type était un menteur et un mythomane.
Il avait donc été retrouvé inconscient et sérieusement blessé, accroché au corps d’une imposante créature de la Bête qui dérivait au large de l’Ile de Hoy, dans l’Archipel des Orcades au nord de l’Ecosse. D’après le témoignage des pêcheurs du chalutier-usine qui l’avait récupéré, Sven était recouvert de sang et serrait une imposante barre de fer chromée qui s’enfonçait profondément dans le crane de la créature.
- Hum… grogna-t-elle. C’est un peu limite cette histoire quand même. Sceptique, elle se repassa encore et encore les images tournées par l’un des pêcheurs. Se découpant à la surface d’une mer d’huile, les formes de la créature lui rappelaient les monstres de son enfance. Mais indubitablement, celui-là était bien réel et dépassait allégrement les 5 mètres. Bien consciente qu’il était impossible de tuer un tel monstre à l’aide d’une perche en métal, Charly parcouru les notes qu’elle avait prises sur l’Archipel dans l’espoir d’y trouver des informations pouvant expliquer ce prodige. Elle avait lu quelque chose, qui maintenant qu’elle y pensait pourrait l’éclairer sur ce soi-disant combat qui avait valu à Sven d’être repéré par le Knight. L’archipel abritait 20 000 habitants, bla bla bla, on y trouvait des ports de pêche, normal pour des iles pensa-t-elle, bla bla bla. Un important port de commerce relié aux routes maritimes entre l’Islande, la Grande-Bretagne et les pays scandinaves. Bla bla bla… Ah oui, le gouvernement y avait implanté un asile psychiatrique à la fin du 20ème siècle. Elle éclata de rire. Con comme il était, il pouvait bien venir de là rigola-t-elle. Elle poursuivit sa lecture. Bla bla bla. Voilà ! Une centrale marémotrice utilisant des exosquelettes aquatiques pour le changement des pales des turbines sous-marines. En y regardant bien, la perche de métal enfoncée à l’arrière du crâne de la bestiole pouvait bien être une de ses pales. Excitée, elle étudia le listing du personnel que Mia, son Intelligence Artificielle, lui avait déniché. Peine perdue, aucune trace du visage de Sven dans les fichiers du personnel. Pourtant, elle en était certaine, pour terrasser le monstre qu’elle visualisait sur ses écrans, il avait obligatoirement utilisé un exosquelette pour manier ce qu’elle identifiait maintenant avec certitude comme une pale de turbine.
- Bon OK. Il ne bossait pas dans cette satanée usine mais on progresse. On progresse ma petite Charly…Remotivée, la jeune psychologue se replongea dans ses notes.
- Mia, affiche moi les relevés topographiques de l’Ile de Hoy. La voix suave de l’IA se fit alors entendre, douce et mélodieuse, modifiant aussitôt la couleur de l’éclairage de la pièce. C’était là un gadget que Charly appréciait énormément. L’ambiance lumineuse autour d’elle variait en fonction des intonations de Mia.
- Que recherchez-vous Docteur ? Glissa interrogative l’IA.
- Je ne sais pas trop. Mais j’ai du mal à imaginer que Sven soit un simple ouvrier.
- Vous avez raisons Docteur, d’après mes différentes observations, les coups portés à la créature ont ciblé des points d’accroches ligamentaires. Si je devais extrapoler un scénario, je dirai que l’on a cherché à réduire les déplacements de la créature en lui sectionnant les tendons.
- Oui, c’est ce qu’il me semblait. Et honnêtement, Sven n’a pas le vocabulaire d’un zoologiste ou d’un biologiste. La seule raison pour qu’il puisse connaitre l’anatomie, même d’une telle créature, c’est qu’il doit avoir un passé militaire.
- Ou criminel…ajouta doucement Mia.
- Ou criminel soupira Charly. Lance une recherche faciale sur les différentes bases de données des services compétents s’il te plait, ordonna-t-elle à Mia. Et ignore la base d’Eurocorps. J’ai déjà essayé. Dépité, Charly s’allongea à la renverse sur le sofa. En plus d’être un gros naze, il y avait une chance pour qu’il soit recherché….
- Docteur, les relevés Topographiques que vous n’avez demandés sont inaccessibles aux Intelligences Artificielles de classification médic…L’IA fut interrompue par la sonnerie de Téléphone de Charly…
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Knight. Sven des Orcades il y a 1 mois 4 semaines #6785

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Charly Hollyster. 4.

Avant même de franchir le pas de la porte Charly enleva le blouson de cuir rouge qu’elle portait. Elle savait, pour bien connaitre ce restaurant italien à l’ancienne, qu’elle serait accueillie par une bouffée d’air chaude et étouffante aux bonnes odeurs de feu de bois. C’était aussi, il faut bien l’avoué, l’occasion de faire une entrée remarquée en mettant en avant sa plastique avantageusement mis en valeur par le petit top qu’elle avait déniché dans une boutique de l’immense centre commercial de ce niveau de la Conforteresse où elle résidait. Rien d’exceptionnel bien sûr, mais un haut un peu ajusté était suffisant pour s’attirer les bonnes grâces de la gente masculine. Et c’est exactement ce qu’elle voulait obtenir aujourd’hui.

Un homme d’une soixantaine d’année, au fort accent italien et au visage ridée lui souhaita la bienvenue en accourant jusqu’à celle qu’il appela son « petit Vésuve ». S’inclinant bien bas dans une gestuelle qui se voulait être une révérence gracieuse, il se tordit néanmoins le cou pour regarder aussi longtemps que possible la poitrine de sa cliente préférée. Peine perdue puisque cette dernière lui tournait déjà le dos pour saluer son cousin, Gabriele, qui enfournait une pizza généreuse et dégoulinante de sauce rouge carmin dans le four en briques noircies par la fumée du feu de bois. Le vieux Carlo, puisqu’il se nommait ainsi, se consola en détaillant les fesses rebondies de la jeune femme. Il adorait lorsqu’elle portait des jeans ! De son coté, Gabriele, la trentaine bien tassé ne détacha son regard du haut moulant qui s’offrait à lui qu’au prix d’un réel effort de volonté. Bel homme, il avait pour lui la fraicheur de son jeune âge et une chevelure impeccable. Il n’en restait pas moins un obsédé de la pire espèce, qui comme son cousin passait son temps à reluquer les clientes. Une attitude exaspérante sur laquelle Charly passait outre tant que les cousins Giovanni restaient les maitres incontestés de la pizza végétarienne et qu’elle mangeait à l’œil. Et puis surtout, Charly connaissait leur histoire, à la fois tragique et rocambolesque. Les deux cousins, qu’elle avait d’abord suspecté d’entretenir une relation « familiale poussée » tant ils se chamaillaient comme un vieux couple, étaient finalement des bonnes pâtes marqués par les vicissitudes de la vie. A la tête d’un empire alimentaire outre-Atlantique ils avaient tout perdu suite à l’apparition de l’Anathème. Installés confortablement à Chicago, ils avaient tout abandonné lorsque la Grande Peste Rouge frappa les Etats Unis. Ballotés entre le Canada et leur Venise natale, les deux cousins avaient finalement posé leurs valises en Angleterre. C’est à ce moment qu’ils avaient fait la connaissance de la mère de Charly, à qui ils devaient tout. Au fil des ans, et plus encore avec le décès de sa mère, Charly s’était prise d’affection pour les deux italiens qu’elle venait voir régulièrement. Estimant que les deux cousins s’étaient suffisamment fait plaisir, Charly coupa court à la discussion naissante d’un sourire et se dirigea d’une démarche assurée vers la table qu’elle avait réservée pour son rendez-vous de midi.

Lorsqu’elle arriva devant lui, l'homme se leva autant par instinct que par politesse et sans même la détailler, il lui tendit une main ferme en guise de salutation :
- Bobby Porter. Recruteur pour le Knight. Il avait prononcé ces paroles avec un ton froid et direct qui sans être désagréable signifiait bien à Charly qu’elle pouvait oublier l’approche séduction avec lui. Son interlocuteur voulait visiblement diriger la danse. Je vous en prie, poursuivit-il, asseyez-vous. La jeune femme s’exécuta. Il doit être Gay pensa-t-elle histoire de se rassurer sur son potentiel de séduction. Puis bien décidé à ne pas, trop, se laisser marcher dessus elle contre-attaqua :
- Enchantée Bobby, je suis le Docteur en Psychologie comportementale Charly Holli…
- Je n’ai que peu de temps Docteur. Aussi serai-je bref. Nous voudrions que vous accélériez la procédure pour l’aspirant Chevalier Sven des Orcades. Le ton employé ne laissait aucun doute. Plus qu’une suggestion, il s’agissait là d’un ordre pur et simple.
- C’est-à-dire ? Vous voulez que je m’oppose à l’entrée de ce Sven avant même d’avoir terminé son évaluation psychologique ?
- Non, dit-il en se forçant à rigoler. Non. Nous voulons que vos services valident son entrée au Knight. Que cela soit-fait pour demain. Et inutile de poursuivre vos investigations à propos de l’Archipel des Orcades. Vous n’avez pas les habilitations requises pour obtenir plus d’informations.
Alors que Charly allait objecter, le recruteur fit un geste de la main pour lui signifier qu’il n’avait pas terminé. Inutile de vous emporter Docteur. Nous sommes le Knight et non un obscur service de contre-espionnage d’une corporation sans scrupule. Mes services vont, il marqua une pause et regarda sa montre, mes services viennent de transférer le dossier complet que nous avons compilé sur l’Archipel des Orcades et sur Sven. Mais vous avez raison Docteur, son histoire nous intrigue et pour l’heure nous ne savons quoi penser. Lorsque nous sommes intervenus sur place, l’Anathème avait envahi les lieux. L’ile de Mainland qui abritait Kirkwall et Stromness, les deux seules villes de l’Archipel, n’était plus qu’un immense charnier. Nous savons aujourd’hui, grâce à nos recherches que le gouvernement anglais avait implanté dans le plus grand secret une prison et une base militaire sur l’une des iles. Mais nous n’avons pu pousser plus loin nos recherches car nous avons découvert l’existence d’un nid gigantesque de créatures qui empêchent pour l’instant toute tentative de débarquement. Et comme il semble qu’elles soient incapables de quitter la terre ferme, décision a été prise de placer l’Archipel en quarantaine afin que des scientifiques de la section Giant puissent les étudier. La section Ogre projettent de mettre sur pied une mission de reconnaissance. Mais pour l’heure…
Le recruteur s’aperçu que Charly le regardait sans réagir. Souhaitez-vous que je recommence mon explication Docteur ?
- Non, non. Pas la peine. Je pensais juste à la marque que Sven avait dans sa main.
- Quelle marque ? S’exclama le recruteur. Quelle marque ?
- Sven à une sorte d’inscription gravée dans les chaires brulées de sa main droite. Avec des inscriptions. Comme si il avait serré une pièce brulante dans sa main… A son tour Charly remarqua que le recruteur semblait absent. Son regard allait d’un cadre au pourtour noir accroché sur la porte des toilettes à un poster numérique au-dessus de la glace du bar en passant par la sculpture en nano-machine qui trônait à côté de la caisse enregistreuse. Dans tout le restaurant, le même petit chien noir (et moche) était présent, soit en photo ou en sculpture. On trouvait même dans le bureau de Carlo et Gabriele une version empaillée animée par un squelette artificiel qui aboyait lorsqu’on prononçait son nom. L’ensemble était d’un gout douteux. Evidemment.
- Je sais se contenta de dire Charly. Je sais, ajoute-t-elle en secouant la tête de désapprobation. C’est Intosh, leur animal de compagnie. La pauvre bête est morte écrasée par un camion de livraison de la compagnie Ballard et Decker !!!
Mais n’en parlez pas à Gabriele…
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Knight. Sven des Orcades il y a 1 mois 4 semaines #6786

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Charly Hollyster. 5.

La voix suave et mélodieuse de Mia accueillit le Docteur Hollyster lorsqu’elle pénétra dans son bureau.
- J’ai téléchargé les dossiers des Chevaliers Harellesson et N’Balo. Il ne manque plus que votre signature Docteur.
- Hummm, heu, oui attend. Place ces dossiers en attentes et montre-moi l’enregistrement vidéo de mon entretien avec l’aspirant Chevalier Sven des Orcades s’il te plait Mia.
- Souhaitez-vous voir l’intégralité de l’enregistrement ? Glissa malicieusement Mia. 73% de la vidéo n’a que peu d’intérêt d’un point de vue purement médical.
Charly ne releva même pas l’allusion. Elle savait, pour avoir programmé elle-même les paramètres sociaux de son IA qu’il ne fallait mieux pas se lancer dans une conversation « de filles » avec elle.
-Si justement. Passe-moi la fin de la vidéo s’il te plait. Et garde tes commentaires pour toi Mia.

Effectivement, comme lui avait fait comprendre le recruteur du Knight Bobby Porter, Sven avait… comment dire… certaines aptitudes physiques. Emportée par la fougue de leur étreinte et la passion du moment, Charly n’avait pas vraiment réalisé qu’il l’avait plaqué contre le mur, à un mètre du sol, pendant presque 35 minutes. 33 minutes et 48 secondes selon le Time Code !
- Désirez-vous que j’active l’enregistreur de son Docteur ? Ou souhaitez-vous un angle différent peut-être ? Charly ne répondit pas mais ne put se retenir d’esquisser un sourire.
- Non, continue la séquence. STOP ! Là, arrête tout et zoom sur sa main.
- Celle qui est posée sur votre fes…
- L’AUTRE Mia ! L’autre main s’il te plait. Quand il passe son bras autour de mon cou, la paume de sa main droite est visible. Il y a une inscription gravée dans la chair. Comme si on l’avait marqué au fer rouge. Analyse les images s’il te plait.

Charly scrutait fixement l’écran géant qui venait d’apparaitre contre le mur blanc du bureau. Debout au centre de la pièce, une main sur la hanche, l’autre caressa la médaille qu’elle portait continuellement autour du cou, Charly réfléchissait. Devant elle, les mêmes caractères en surbrillance occupaient tout l’espace sur l’écran :
---laine 035---

- J’ai terminé les analyses Docteur.
- Je t’écoute Mia.
- La pigmentation de la peau est caractéristique d’une brulure chimique. Mais elle est plus ancienne que les autres traces de brulures. Le taux de cicatrisation est différent et j’estime qu’elle a été faite 2h48 avant les autres blessures.
- Avant le fameux combat contre la créature de l’Anathème ?
- Oui je le pense Docteur, mais il me faudrait un échantillon de peau pour confirmer mon hypothèse. Avec une analyse vidéo mes conclusions sont forcément parcellaires. De plus, il est fort probable que Sven était dans un environnement sans particule d’eau dans l’air lorsqu’il a eu cette blessure à la main. Inversement, et toujours d’après la coloration de la peau, les autres blessures ont été reçut à proximité immédiate de la mer. Je détecte des traces de sel marin incrustées dans les chairs meurtries. Et certaines brulures semblent avoir été refroidit immédiatement.
- Comme si on l’avait plongé dans l’eau ? Pensa-à-haute voix Charly.
- Exactement Docteur. Mon analyse concorde ne permet pas de réfuter le récit des pécheurs qui ont trouvé Sven.
- Bien. On avance. Et du coté des caractères incrustées dans sa main. Que donnent les bases de données ? As-tu avancé Mia ?
- J’affiche les différents résultats sur l’écran secondaire Docteur.
- Non, attend, je viens avec toi. Charly, toujours plantée au milieu de son bureau se connecta alors directement aux terminaux de Mia pour éviter de parler. Elle procédait toujours ainsi lorsqu’elle était impatiente. D’une simple pensée elle avait ouvert les portes de sa psyché à son IA qui n’avait plus qu’à analyser les modifications chimiques et électriques de son cortex cérébral pour devancer ses ordres. La symbiose entre l’homme (la femme plutôt) et la machine était alors complète et les facultés intellectuelles de Charly décuplées. Tout était plus clair. Plus limpide. Tout allait plus vite. Bien plus vite. A chaque plongée, Charly ressentait un sentiment grisant d’omnipotence. C’était sa drogue à elle. En un quart de seconde elle avait assimilé, classé et hiérarchisé les 2637 propositions de Mia pour ses fameux signes ---lain 035---. Il pouvait s’agir d’une partie d’un matricule militaire, d’un code d’identification d’un prisonnier ou d’un malade. Il y avait une quinzaine de prénom possible en anglais, plus si on prenait en compte les nombreuses nationalités recensées sur l’Archipel. Il était aussi possible qu’il s’agisse d’une date de naissance ou de décès, une date d’anniversaire, une année…Elle avait même trouvé un code barre pour une boite d’aliments pour des perruches. Quelqu’un sur l’Archipel avait visiblement deux perruches. Bien évidemment, elle stocka cette information dans la catégorie « peu prioritaire ».

Lorsque Charly se déconnecta, elle était lessivée et s’écroula sur l’immense canapé qui accueillait habituellement ses patients. Elle avait plus de questions de que réponses, mais elle progressait. Epuisée elle ferma un instant les yeux. Ces plongées virtuelles étaient mieux que le sexe. Elle sourit pour elle-même en repensant à Sven et corrigea aussitôt sa pensée. Ces plongées virtuelles étaient mieux que le sexe, sauf avec Sven. Dommage qu’il soit si con dit-elle à haute voix en essuyant la larme qui commençait à couler le long de sa joue…


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Knight. Sven des Orcades il y a 1 mois 2 semaines #6815

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Thomas Mallory 1.


En sueur, les muscles tétanisés et le cœur prêt à exploser, Thomas était au bord de la rupture. Le poids de son exosquelette devenu insupportable lui massacrait les épaules et l’obligea à poser un genou à terre. Le souffle court il peinait à rester en alerte, sa vision commençant même à se troubler en raison du manque d’oxygénation et du sang qui lui coulait dans les yeux. Les efforts qu’il venait de produire étaient surhumains et sa blessure quasi fatal pour le commun des mortels. Bien conscient qu’il ne pourrait esquiver la prochaine attaque ou même simplement l’encaisser grâce à son bouclier qu’il n’avait plus la force de soulever, il décida de s’injecter une solution de nano-machines. Ecoutant attentivement les rapports de son Intelligence Artificielle (aucun ennemi en approche - constantes des signes vitaux stables), il apposa la paume de son gantelet à la base de son cou de taureau. L’opération ne dura que quelques secondes et l’instant d’après, il avait récupéré toutes ses facultés physiques. Il se redressa en s’essuyant le front et contempla le champ de bataille. Autour de lui gisait des carcasses métalliques démembrées dont certaines s’agitaient encore un peu, parcourues par des arcs électriques. D’un violent coup de pied, il écrasa un serveur-moteur à sa gauche puis arracha une batterie qui alimentait une tourelle de défense encore menaçante. Plus rien ne bougeait. Satisfait, il se déconnecta du programme de réalité augmentée, enleva son casque alors qu’une armée de techniciens pénétrèrent dans la salle d’entrainement en manipulant des scanners ou des appareils de mesures bien trop sophistiqués pour lui. D’ailleurs, Thomas n’y prêta même pas attention et, impatient et surexcité, il congédia un ingénieur d’un geste de la main pour se précipiter vers les écrans de contrôle. Il voulait connaitre son score et son classement.
- Yes, se contenta-t-il de dire en tapotant l’écran lumineux de son index comme s’il voulait vérifier qu’en le secouant il n’allait pas redescendre à la seconde place. Yes, répéta-t-il intérieurement. C’est alors qu’une voix résignée mais suffisamment forte pour couvrir le bruit ambiant s’éleva :
- Pourriez-vous éviter de malmener mon matériel Instructeur Mallory ? Par tous les Saints, ce n’est pas le bocal d’un poisson rouge ! L’homme qui venait de parler portait une blouse blanche élimée et délavée et fixait Thomas avec un air désespéré. Sollicité par l’un de ses assistants, il retourna à l’étude de ses données, sachant pertinemment que la bataille était perdue d’avance. Visiblement surpris par ce qu’il observait sur la tablette de son technicien, il revint vers Thomas, lui tendit l’écran et lui souffla à l’oreille : votre Sven ne s’est injecté aucun nod de soin durant TOUTE la simulation. Résultat, il est mort 5 fois et termine bon dernier. Vous pouvez le recaler !

Thomas s’approcha de Sven et lui tendit la tablette sur laquelle figuraient les analyses de la session d’entrainement. Le colosse qui était assis sur un banc en plastique translucide en train de délasser ses chaussures ne leva même pas la tête. Il se contenta de grommeler :
- Chuis viré c’est ça ?
Surpris par cette réponse aussi directe, Thomas marqua une pause, tendant toujours la tablette au-dessus de la tête de l’aspirant Chevalier. Tu ne veux pas regarder le débriefing de ton entrainement ?
- Pas la peine. Me suis fait démonter 5 fois, répondit sèchement Sven en enlevant sa chaussure gauche. Vos saloperies vont trop vite pour moi ajouta-il en se massant la cuisse.
- Mais tu saignes ? Comment est-ce possible ? La séance était virtuelle !
- Rien à voir M’sieur. Ma blessure s’est ré-ouverte parce que j’ai pas encore vu les docs du Knight. La Psy doit pas m’apprécier j’crois. Elle a bloqué mon dossier.
Thomas secoua la tête d’incompréhension. De qui parles-tu ? De quelle psychologue parles-tu ? Tu avais rendez-vous avec les chirurgiens la semaine dernière. Je t’ai envoyé toutes les informations en temps et en heure. Puis, se saisissant de la tablette sur laquelle il pianota il ajouta : Tiens, regarde, je t’ai fait parvenir les documents sur ton espace de gestion. Sven releva la tête et jeta un vague coup œil à l’écran en haussant les épaules.
- Ha ça ? j’sais pas m’en servir se contenta-il d’assener.
… Estomaqué, Thomas le regarda de longues secondes avant de reprendre ses esprits. Attends ! Tu es en train de me dire que tu ne sais pas te servir d’un ordinateur ? Putain, on est en 2037 Sven ?? Comment as-tu fais pour ne pas apprendre à te servir d’un putain d’ordinateur ?
Ne prêtant visiblement que peu d’intérêt aux paroles de son instructeur (et à l’agacement qui le gagnait) Sven répondit-il simplement : aucune idée. J’sais juste que j’ai pas me servir de ces trucs-là. Trop compliqué pour moi. En plus, j’sais pas lire l’anglais. Enfin pas trop bien. J’crois qu’c’est pas ma langue d’origine. Ces derniers mots furent les mots de trop pour Thomas qui explosa.
- Mais BORDEL DE MERDE, Tu ne pouvais pas me venir me le dire avant ? SVEN !!! BORDEL !!! Et le dossier sur la manipulation des nanotechnologies médicales que je vous ai donné hier soir ? Tu ne l’as pas lu j’imagine ?
- Non. J’ai essayé mais j’ai rien capté.
- Mais Sven, PUTAIN, la séance d’entrainement concernait justement l’utilisation des « nods ». Aucun élève ne peut passer ne serait-ce que la première étape sans les utiliser.
- Si !
- SI QUOI hurla Thomas ? Hors de lui. SI QUOI ?
- Si on peut passer. Chuis arrivé jusqu’au 3ème, se contenta de dire toujours aussi calmement le Colosse.
Thomas ramassa la tablette qu’il avait jetée par terre, et vérifia les dires de son élève, tentant par la même occasion de se calmer un peu en reprenant le contrôle de sa respiration. Il afficha les statistiques avancées de la séance, rarement consultés par les analystes, et resta sans voix…


Sven des Orcades.
Machines 2. Tir 2 – Savoir 1 – Technique 1.
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