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SUJET : Broken world : résumé de campagne

Broken world : résumé de campagne il y a 1 an 11 mois #2954

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Sur un monde brisé :

Prologue : premiers mots au désert.

Mon nom est Ashour, et je suis un Djinn, un suivant d’Aurore la déesse du repos et de la guérison. Je suis un moine, un ascète spécialisé dans l’utilisation des javelots-lune, les chakrams traditionnels de mon peuple. Ceci est mon histoire, conté aux vents pour que le monde l’entende et peut-être se souvienne.

Je n’ai pas toujours été un fidèle suivant de ma déesse. Orphelin, je vivais de rapines jusqu’au jour où, faute d’autres cibles, j’ai tenté de volé de la nourriture dans le temple d’Aurore. Les prêtres m’attrapèrent la main dans le sac, mais ils ne me punirent pas. Ils m’offrirent une opportunité. Ils me proposèrent de les rejoindre. Ce ne fut pas une vie facile, mais ma vie d’avant ne l’était déjà pas.

L’ascétisme ne fut pas un problème, n’ayant jamais connu que la famine et la survie, mais je mis des années à me faire à la rigidité de la vie monastique. Mais je devins par la suite un fidèle suivant d’Aurore, bénie par la déesse. Je me faisais à cette vie, devenant un maître du javelot-lune, le chakram sacré de mon peuple.

Le destin voulait que je retourne sur les routes. Un jour, alors que j’étais en pèlerinage, le temple fut attaqué par des forces ennemies. Pourquoi avaient-elles attaquées un temple de paix et de soins ? Peut-être parce que les moines et les prêtres d’Aurore offraient leurs soins aux deux camps et ils ne voulaient pas que leurs adversaires en profitent ? Peut-être ne le saurai-je jamais…

Mais je sais une chose : qui a permis aux attaquants d’entrer dans le temple. Un imposteur qui s’est fait passé pour moi. Un prêtre mourant me l’avoua lorsque je revins pour découvrir les ruines fumantes de mon ancien chez-moi. Pour éviter de connaitre le même funeste destin, je partis dans le désert, errant selon la volonté divine. Un vieil ermite moine-druide me recueilli et me redonna la force de reprendre ma quête. Je porterai la parole d’Aurore à travers le monde. Et un jour, je retrouverai cet imposteur, découvrirai pourquoi il m’en veut… et lui offrirait le pardon d’Aurore s’il l’accepte. Et s’il ne se repend pas, je devrais utiliser le javelot-lune + 1 boomerang, le pleur d’Aurore, que m’a confié l’ermite des montagnes pour lui faire payer ses crimes.

Chapitre 1 : paroles dédiées à la mer.

Les vents de la destinée m’avaient guidé jusque dans le royaume de Varel, dans la ville de Hautemer. Varel était une monarchie avec une bonne armée, une population d’environ 1400000 âmes dont 80 % d'humains, avec des ressources commerciales importantes : pêche, agriculture et commerce maritime étaient les principales sources de revenus locales. En tant qu’état ils n'ont pas d'alliés ou d'ennemis en dehors des orcs, qui pillent régulièrement leurs villages frontaliers. La religion principale locale est Draco, le dieu créateur des dragons, qui vola les ailes des elfes pour les donner à ses enfants et qui fut aussi le 1er dieu à avoir tué un autre. Ce qui entraina la naissance de Cendre, dieu des morts-vivants, lorsque ma déesse essaya de ramener à la vie son frère.

N’ayant pratiquement que mes vêtements et mes deux javelot-lunes sur le dos, je décidais de m’arrêter à la taverne pour y prendre un repas frugal. Sur place, je remarquais une ogresse qui prenait 2 tables à elle seule avec tous ses plats, bien différent du repas simple d’un ascète comme moi. Soudain un halfelin se rua dans l’établissement, visiblement apeuré, regarda l’assemblée avant de tirer un autre halfelin par le bras en appelant à l'aide pour sauver son patron. L'ogresse leva la tête et demanda combien, le petit marin réfléchit et promis 25 PO, ce qui convainquit la mercenaire de se lever. J’avais déjà décidé d’apporter mon aide au nom d'Aurore et j’étais déjà levé lorsque je remarquais que notre étrange groupe était suivi par un nain. Peut-être que la promesse de quelques pièces l’avait aussi motivé ?

Dans une ruelle adjacente, 4 brigands étaient en train de tabasser un vieil humain. Alors que je jaugeais la situation pour essayer de la désamorcer, l’ogre les intimida de son imposante présence et ils s'enfuirent sans demander leur reste. Une méthode moins pacifique que la diplomatie, mais tout aussi efficace et qui permis de résoudre la situation sans violence. Avant de partir, les brigands menacèrent d'incendier le navire du vieux marin s'il ne vendait pas.

Grommelant, l’humain nous emmena dans un vieux bateau mais encore en bon état. Ca devait être celui que les brutes avaient mentionné, et il était visiblement encore très bien entretenu. Le vieux capitaine rechigna mais nous donna une bourse de gemmes, que notre halfelin répartit en 4 pour 5 PO chacun. Il nous remercia, mais dès que le roublard demi-homme mentionna la raison de l’agression, notre interlocuteur se referma et s’enferma dans sa bicoque sur le quai. Seul restait le halfelin qui nous avait guidé à lui, qui récurait le pont, mais refusait d’entrer dans les détails de l’affaire.

Je fis alors connaissance avec mes compagnons d’infortune :
- Go, une ogre femelle barbare aux yeux dorés, portant une armure de peau et des armes immenses (bien plus grande que ses 2 m de haut ne devraient permettre, mais que la magie des Sargoniens permettait. Les ogres avaient été réduits par ces derniers pour pouvoir combattre dans les tunnels des nains, la magie leur permettait d’utiliser leurs armes traditionnelles malgré la différence de taille). Visiblement très vénale, c’était une fidèle de Tyran, le dieu des ogres, l'éternel affamé. Ce dernier aurait sauvé leur race du cataclysme en les avalant, mais depuis les ogres sont tout le temps affamés.

- Malek, lui, était un nain en armure d'écailles, accompagné par un wyrd ioun (un petit être artificiel animé par magie, fait de pierres et de rochers, qui avait la particularité de pouvoir se lier à des pierres iouns), armé d’une arbalète légère et d’un marteau de guerre. Il se présenta comme une shaman sorcier-docteur de la terre, habitué des voyages, fidèle du dangereux Thorunne. Toute la compassion et la compréhension que m’accordait Aurore ne pouvait m’empêcher d’être prudent devant un fidèle de l’un des dieux les plus fanatiques et hostiles qui soit. Mes précédentes rencontres avec des fidèles de ce dieu avaient montré qu’ils se considéraient comme les maîtres du monde.
http://www.goddessfantasy.net/bbs/?action=dlattach;topic=75645.0;attach=37595
- Le dernier membre de notre étrange équipe (même si j’avais rien contre aucune des races de notre monde, j’avais bien fait équipe par le passé avec un Serkhan et un elfe des étoiles) était un Halfelin, Jean. Il était jeune, recouvert de vêtements de voyage de couleurs (rappelant les tenues des humains traversant le désert), il était dur de voir quelque détail que ce soit de son apparence. Il n’avait pas d'armes visibles, mais je ne savais pas ce qu’il faisait. Un roublard certainement, peut-être l’un des légendaires ninjas des pays lointains ?

Après avoir joué des mots, le capitaine finit par se confier. Lui offrant l'aide d'Aurore, déesse du repos et de la guérison, il m'ouvrit enfin la porte de sa bicoque. Les hommes qui l’avaient attaqué bossaient pour le Sommelier, qui voulait le monopole de la pêche dans le port. Mais le bourru marin refusait. La milice étant complètement corrompue, il ne pouvait mettre fin à son problème, surtout qu’il gardait son énergie pour retrouver quelqu’un.

Comme le geai du désert je suis tout ouïe. Avec Tommy, le mousse qui nous avait attiré dans cette aventure, il était partit pêcher avec sa petite-fille de 8 ans, Sophie, dont la mère était morte, faisant de lui le dernier membre de sa famille en vie. Mais cette banale expédition tourna à la catastrophe lorsqu’un récif sortit de l'eau d'un seul coup. Le halfelin à la barre évita de justesse cet obstacle typique du fleuve-forgé l'Itorc (anciennement, l'ire d'orc, qui comme tous les fleuve-forgé de notre monde, était rempli d’énergie entropique aux effets chaotiques, conséquences de l’acte violent du dieu nain. Ce dernier avait l’habitude de faire sortir des îles et des récifs de l’eau pour ensuite les ravaler, les enfermant parfois dans des bulles magiques qui les préservaient du temps).

La jeune enfant était malheureusement tombée à l'eau. Le capitaine la cherchait depuis maintenant 2 ans. Il était très rare qu'une île dure aussi longtemps sur l’Itorc, et qu’une enfant aussi jeune puisse survivre par elle-même. Il y avait peu d’espoir, et il le savait.

Tommy avait déjà signé sur le Chevalier, un des navires du Sommelier, et ne nettoyait le navire que par culpabilité après avoir vu son ex-employeur se faire tabasser. Nous convainquîmes le capitaine de tenter encore une fois, et au nom d’Octia, déesse de la nuit et de la mer, il s’apprêta. Son ancien employé resta sur le quai et nous dit au revoir.

Seul le nain et moi-même aidions le capitaine, sans grand succès pour ma part. J’étais un fils du désert après tout, et la mer était un environnement inconnu pour moi. L'ogresse essaya, mais ne réussit qu’à démolir ce qu’elle touchait. Nous avions pour une bonne journée de voyage, et étant partit tard nous allions devoir passer la nuit sur l’eau. Il n’y avait pas beaucoup de nourriture à bord, ce qui ne plut pas à nos deux gros mangeurs. Il y avait des filets à bord, puisque nous étions sur un bateau de pêche, et les deux compères ramenèrent quelques poissons à bord. Jean en vida les entrailles dans l'eau et attira un requin, que Go planta d'un harpon avant de le ramener sur le pont. Visiblement, nous allions pouvoir goûter ce mets fort dangereux plutôt que de lui servir de repas. Le roublard le cuisina à l'asiatique, un style de son pays d’origine.

Dans la cale l'ogresse cherchait un endroit où passer la nuit et trouva une baliste de bateau, tandis que Jean trouvait des caisses d'habits de marins dont un costume de capitaine avec tricorne. Le halfelin essaya le tricorne qui était bien trop grand pour lui. Surtout qu’il succomba au mal de mer et fut malade toute la nuit.

Le fleuve avait fait sortit des flots 11 ilots le jour de la disparition, et aujourd'hui 6 étaient encore là. C’étaient des îles magiques avec des bois, des animaux, préservées des ravages de l’océan par la magie entropique. Cette magie affecte les sorts arcaniques, les rendant aléatoire et généralement ayant des conséquences désastreuses pour le lanceur.

Le capitaine avait au cours des deux années précédentes fouillées la plupart des îles, il ne restait que la plus grande à explorer. Nous allions accoster lorsque l’ogre remarqua qu’il y à avait déjà un navire sur place, qu’il faisait 5 fois notre taille, avec une dizaine d’hommes sur le pont. A la longue-vue, il s’agissait de mecs du Sommelier venus piller l'épave où le capitaine avait trouvé la baliste. Nous avions pensé que la caisse en question avait été trouvée à la dérive ou sur l’île, pas sur une épave… Nous partîmes accoster dans une autre crique en espérant ne pas avoir été vu.

Notre demi-homme se rappela avoir trouvé une carte dans la doublure de l’un des uniformes issus de l'épave, trouvés il y à un an avec la baliste. Les indications étaient dans un patois de marin, des versets d'un chant de marin qu'on entendait souvent dans les tavernes ces derniers mois d’après le capitaine qui nous la traduisit.

« Pour qui veulent se couvrir de mon or sanglant,
la tâche ne sera pas simple,
car seuls les géants peuvent voir la fourche,
aux pas minutés je marche une heure par sa dent tribord,
dans la cambuse au grand air,
le grand blanc regarde de ses yeux noirs les prochains pas,
sang et vin attire ma confrérie,
à mon frère seul garde le trésor. »

Le ninja et la barbare étaient beaucoup plus motivés par la promesse de trésor de cette carte que pour retrouver la pauvre Sophie. Mais il semblait que pour l’instant, les deux missions allaient de pair, car voir depuis les hauteurs allait nous aider, nous partîmes donc vers la montagne qui surplombait l’île. Nous n’avions aucun indice sur la direction qu’avait pris la petite fille, et il y avait de l’eau dans la direction de la fourche de la rivière. Les boussoles de notre monde sont orientés vers la plus grande source de mal de la planète : un archi-démon dormant sous le pôle nord. Nous pûmes ainsi partir à tribord par rapport au nord de la fourche.

Nous arrivâmes à une clairière avec des buissons de baies et des nids d'oiseaux, où le nain trouva des traces de pas d’enfants d’une dizaine d’années. Nous étions donc dans la bonne direction pour nos deux quêtes. 60 pas donc une heure de pas minutés dans la direction indiquée. Jean trouva un cartilage de grand requin enfoui dont le crâne indiquait le sud. 120 pas dans cette direction, comme Go l’avait suggéré à partir du ver sur le sang et le vin.

Un arbre solitaire mort penché comme un vieillard nous fit face, surplombé par 3 grosses branches, avec un cadavre sur chaque : le premier avait les yeux arrachés, le second la langue et le dernier des fers attachés à la gorge. Voyant une analogie entre frère et fers, je fouillais sous ce dernier, qui se révéla un mort-vivant. Avec une prière à Aurore, je lui accordais le repos. Il y avait un coffret sous lui, qui révéla un double-fond avec une poupée lorsque le halfelin le fit tomber.

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Broken world : résumé de campagne il y a 1 an 7 mois #3360

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Chapitre 2 : plier les cheveux en quatre.

En plus de la poupée, que je pris pour rendre à la jeune Sophie lorsque nous la retrouverons, il y avait des fleurs séchées, un écrin frappé des couleurs de la maison royale de Varel (le royaume où nous étions) avec quelques cheveux rouge sang coincé dans une rainure, une bourse avec 60 doublons (soit 600 PO) et de jolis coquillages. Le trésor de l’enfant ? Mais comme le fit remarquer Malek, comment pouvait-elle l’avoir enterré avec le mort-vivant de l’arbre dans les alentours ?

Le halfelin changea de nom pour Gaston (était-ce une coutume normale de sa terre d’origine ?) et se souvint que le royaume portait le nom de son héros libérateur, Varel Cheveux-de-sang, dont la mèche conservée à la capitale avait été volé par un pirate. L’écrin était-il celui qui avait été volé ? Cela pouvait expliquer le débarquement des hommes du Sommelier.
https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQGCfWavgd0x82ayaWhqyvwPYBKAd26V4vSSmM9Qh58oRSvfMxJ-2BcJg
Alors que notre shaman traquait les traces de l’enfant, nous entendîmes le cri d'une fillette. Nous ruant sur place, nous y trouvâmes 5 gros bras en train d'essayer d'attraper une jeune fille d'une dizaine d'années, qui se défendait en mordant. Je lançais l'attaque avec mes javelot-lunes sur le marin qui la tenait. Nos adversaires échangèrent rapidement leurs matraques pour des dagues et se ruèrent sur nous. Les matelots frappaient fort et transformèrent le rempart de pierre du shaman en miettes avant de le blesser grièvement. Je tuais l'un de ses agresseurs et celui de la fillette, mais l’un d’entre eux faillit trancher en deux notre compagnon semi-homme d’une feinte bien placée. Les autres commençaient à prendre l'avantage sur nous quand un orc avec un cimeterre à 2 mains vint nous prêter main-forte. Certainement la raison de la survie de la fillette.

L'orc ne parlait que sa langue natale et se présenta comme le protecteur de sa petite sœur, mais la petite Sophie n’avait aucune idée de qui il était vraiment ou de pourquoi il l’avait pris sous son aile. Le guerrier à la peau émeraude était tombé à l'eau durant un raid et avait échoué ici. Dans sa solitude, il avait dû s’attacher à la pauvre enfant, elle aussi naufragée.

Dans les cheveux de la petite fille se trouvait la relique qu'elle utilisait comme ruban, ignorant sa véritable valeur. Le halfelin essaya de lui raconter une histoire pour obtenir les cheveux, mais ne fit que l'ennuyer, je lui proposais alors de l’échanger contre un ruban coloré que j’utilisais pour mes propres cheveux.

Nous retournâmes au bateau de pêche et le capitaine n'était pas super motivé pour prendre l'orc à son bord, mais la petite fille insistait pour qu'on le sauve, et j'étais d'accord avec elle. Il avait protégé l’enfant pendant deux ans sans attendre de quelconque récompense, nous ne pouvions le laisser mourir contrairement à ce que le nain suggérait. Il fut décidé de le déposer sur les côtes de Laniss, un pays surnommé le grenier, se situant au sud du Varel. Nous en eûmes pour 10 j de navigation, le halfelin fut malade une bonne partie du voyage. Il fallait qu’il acquière le pied marin car dans notre monde, le bateau est le mode de transport le plus pratique.

De retour à Haute-mer, le capitaine revendit son bateau et décida de s'occuper de sa petite-fille. Gaston se chargea de la revente du matériel récupéré sur nos assaillants avant que nous ne nous préparions pour aller à Velm, la capitale. Le bras droit du sommelier, une énorme baraque pleine de muscles aux cheveux blonds (peut-être un orkanaan), nous tomba dessus alors que nous étions au marché et nous ordonna d'aller voir son patron. Ce dernier, un obèse chauve et repoussant, affable et accueillant comme un arracheur de dents, était heureux de la vente du navire de son dernier concurrent mais se posait des questions sur la disparition de ses hommes et de l'absence d'une certaine boite.

Débuta un jeu de chat et de la souris oral entre notre ninja et le patron du crime local, et nous lui vendîmes l’histoire (vraie) que nous avions trouvé l’écrin dont il parlait et qu’il était vide. Il ne semblait pas penser que nous étions put connaître la présence de la relique et que nous avions gardé l’écrin pour sa valeur intrinsèque (ce qui avait été le cas). Nous lui donnâmes l'écrin vide et reprîmes notre vie.

Nous installant dans une auberge hors de la zone d'influence du Sommelier nous arrivâmes dans une auberge un peu cossue, où à notre arrivée un nain sur le comptoir menaçait l'aubergiste concernant la bière coupée à l'eau. Je le dissuadais d’utiliser sa hache pour régler une telle affaire et il retourna à ses paris sur une bagarre.

Un cercle de combat avait été formé autour d’un combat qui opposait un orkanaan gigantesque à un elfe musclé et menu dont les tatouages indiquaient l'appartenance au même temple que moi. Le nain qui avait menacé l’aubergiste misa sur l'elfe, ce qui troubla notre propre nain, l’animosité entre les nains et les elfes étant connu de tous. Le shaman lui demanda pourquoi et il expliqua avec un sourire en coin que l’elfe n’en était pas un mais son frère plus grand que la moyenne aux oreilles pointues. Un nain avec une verticalité inversée. Sans grande surprise à mes yeux (et visiblement aussi au halfelin qui avait parié sur lui), l’elfe vainquit rapidement.

J’entamais une discussion dans la langue du désert avec ce mystérieux elfe qui déclara être un disciple de maître Shalumvo du temple du Scorpion du Désert comme moi, mais lui avais été directement entrainé par le maître lui-même. Il était eux aussi un groupe d’aventuriers, de 4 personnes : Icedark l'elfe aux yeux rouges lutteur, Ivanoc le nain (un guerrier je pense), une elfe, Eilofa l'archère (que le nain surnomme « belle-sœur ») et une demi-elfe, Xanafia voleuse (surnommée nièce par Ivanoc, car fille « adoptive » d’Icedark). Ils étaient en transit pour aller à la capitale, mais une flotte d'orcs avait forcé leur navire à accoster à Haute-mer. Icedark devait aller à Val d'Azur et ils allaient donc maintenant prendre une autre route, mais Ivanoc avait à faire à Velm et ça ne l’arrangeait pas. Malek proposa à son frère de race de le dépanner, la mission consistait à déposer une lettre chez son cousin à Velm. Il ne restait plus qu’à partir mais nous préférâmes voyager avec une caravane. Après de rapides négociations avec un caravanier pour servir de gardes temporaires jusqu'à notre destination, nous partîmes deux jours plus tard.

Le voyage se passa sans encombre jusqu’à que Gaston nous porte malheur en disant qu’il ne pouvait rien nous arriver de fâcheux. Une musique apaisante commença à endormir tout le monde sauf le nain, qui nous réveilla à coups de gifles. Trois sirènes (créatures volantes amphibies, avec un torse de femme et un corps rappelant un dragon aquatique) avaient décidé de faire leurs courses sur notre caravane. Nous réveillâmes quelques gardes, les chargeant de réveiller les autres pendant que nous occupions les trois créatures. Mais ces dernières étaient très puissantes et perçaient nos défenses. Le ninja sauta en arrière pour sortir du corps à corps et prendre sa sarbacane. Il empoisonna malheureusement un des gardes qui fut emporté par la créature, les deux autres s'enfuirent sous nos coups, laissant un cadavre parmi nos gardes. Nous reçûmes une prime de 3 PO pour nos actions héroïques, mais je déplorais la mort de deux de nos compagnons.

Nous déposâmes le message au cousin d'Ivanoc à notre arrivée en ville. Le clergé principal du royaume était dédié à Drako le dieu du pouvoir, celui qui avait volé les ailes aux elfes pour les donner aux dragons, nous décidâmes d'aller voir plutôt le clergé de Baralis le dieu du commerce, du voyage et du partage. Avec une divinité surnommée l'Homme Simple, et un culte allié d’Aurore, ils y avaient beaucoup plus de chances de nous soyons traiter en égaux.

Nous leur montrâmes l'objet et lui racontons notre histoire et il nous demanda 3 jours pour faire les rituels afin d'en confirmer l'authenticité. Si jamais nous mentions nous aurions à payer le prix des sorts de divination utilisés mais si nous avions raison ils nous mettraient en contact avec la famille royale. Je passais donc trois jours à me dévouer à ma déesse, et reçu de nouveaux pouvoirs en récompense. Un représentant de la maison royale nous rencontra le dernier jour et nous donna au nom du roi trois bourses. Chacune contenait de petites émeraudes vertes taillées, 20 dans chaque bourse, d’une valeur de 100 PO chacune.

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Broken world : résumé de campagne il y a 1 an 6 mois #3549

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Chapitre 3 : garde, est-tu là ?

A Velm, nous avions fort peu d’occupations, et lorsque Renaud notre halfelin entendit parler d’une foire importante organisée par les gens de sa race à Solvorace, cela semblait être une bonne idée que d’y aller. Après tout, Aurore semblait vouloir nous guider là-bas, et cela nous occuperait le temps que nous préparions à libérer Haute-mer des mains du grand banditisme.

Habile de sa langue, mon compagnon nous trouva rapidement une caravane indépendante qui allait chaque année à la foire en question pour en ramener de l’artisanat Halfelin à revendre à la capitale. Employés comme gardes, ce fut deux jours de voyage fort agréables jusqu’à notre arrivée à cette petite bourgade en bordure de l’état de Stern. En guerre civile constante avec le reste du pays au sud qui reconnaissait un demi-elfe comme roi, la région était riche en caravanes qui fournissaient les armées en patrouille aux frontières.

Arrivés en ville, notre sympathique employeur doubla notre paye (la portant à 8 PO par personne) et installa sa caravane à la sortie de la ville. La foire ne devant débuter que le lendemain, nous partîmes chercher un logement en ville. Sans surprise, il y avait foule, et les gardes locaux nous obligèrent à nouer des liens sur nos lames pour éviter qu’elles ne soient sorties trop rapidement (quelque chose de fort courant auprès des gens un peu colériques ou ayant trop bus). Les mages quand à eux devaient avoir deux doigts attachés, ce qui gênait le lancement des sorts.

Évitant la rue principale, nous installâmes dans une auberge agréable installée dans une rue parallèle et décidâmes de flâner. Renaud se décida enfin à se lancer dans la cuisine et je regardais pour trouver du matériel de forgeron afin de travailler à créer mes propres armes. Nous fîmes de même le lendemain, et le halfelin qui vendit à notre ninja des recettes de cuisine et le matériel qui va avec fut effaré d’apprendre que son frère de race n’avait aucune compétence dans le domaine…

Mais nos emplettes tournèrent rapidement à l’échauffourée lorsque nous entendîmes des cris. J’optais pour sauter d’étals en étals en utilisant mon agilité naturelle pendant que le semi-homme utilisait sa petite taille et sa souplesse pour passer entre les badauds pour découvrir l’origine de ces bruits. Il s’agissait de deux rats-garous et de deux rats géants sanguinaires en train d’attaquer marchandises et marchands sans discernement. Le combat s’engagea, et l’un des rats-garous réussit à s’enfuir tandis que l’autre tomba inconscient de manière inexpliquée. Les deux rats sanguinaires furent rapidement éliminés et le coupable remis à la police.

Les gardes apprécièrent peu les remarques de mon compagnon sur le fait qu’ils furent lent à arriver sur place et plutôt réticents à nous laisser parler au prisonnier, jusqu’à que Renaud ne mentionne le fait qu’il avait appris en ville que Merick Faren, leur capitaine, avait récemment disparu. L’interrogatoire ne nous appris pas grand-chose, mais les oreilles pointues de mon camarade nous donna quelques pistes. Aurore semblait vouloir que nous intéressions à l’affaire, et Renaud s’ennuyait, donc nous commençâmes une enquête.

Notre premier arrêt fut une embuscade envers notre poursuivant. Un rat-garou nous avait suivis mais son odorat avancé repéra le ninja malgré son invisibilité ki. Le combat fut rapide et je le maintins en vie pour le remettre aux autorités. Mais ces dernières ne semblaient pas apprécier ce que nous nous impliquions dans les affaires de la ville, surtout lorsque le halfelin suggéra qu’ils n’étaient pas très réactifs…

Dans une rue dans laquelle les passants disaient avoir vu des taches de sang, nous arrêtâmes la tentative de meurtre de la part d’un Torve vêtu comme un cultiste. La victime était en état de choc et les gardes nous arrêtèrent avec le tueur, faute de savoir qui était le coupable. Mais les prêtres d’Elek, dieu de la justice, lui arrachèrent des aveux et son implication dans les précédentes attaques, mais rien de plus. L’animosité des autorités locales ne cessait de grandir. Mais la créature dépravée était-elle un agent des rats-garous ?

Notre dernière piste était un quartier appelé la Colline où des gens avaient de manière répétée entendu des voix étranges. Une fois arrivés sur place, un portail vers une autre dimension s’ouvrit et une créature inconnue en sortit. Le monstre, un grand vers caoutchouteux avec une corolle de tentacules mortels, se rua sur le halfelin. Malgré les attaques magiques de son invocateur, la bénédiction d’Aurore me permis de lui porter secours, et sous nos attaques combinées la créature retourna dans son plan d’origine, quel qu’il fut. La pratiquante des arcanes responsable de l’attaque réussit à s’enfuir par les toits et les gardes arrivèrent, fort peu contents. Il se passait vraiment des choses étranges dans cette ville.
L'utilisateur a été remercié par: Iokolomopo

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Broken world : résumé de campagne il y a 1 an 5 mois #3740

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Chapitre 4 : cachez la vérité.

A la taverne, celui que l'on nommait maintenant Gualdis, retrouva notre ami le shaman. Il avait voyagé jusqu’ici en tant que garde du corps pour un noble venu ici pour la foire et se retrouvait maintenant désœuvré. Mais malgré cette bonne nouvelle ni le ninja ni moi n'eûmes une nuit reposante, troublés par des rêves de combat de la vieille, de voix désincarnées, et de visions d'endroits en dehors du temps et de l'espoir.

Le lendemain matin, moins de la moitié des 8000 habitants de Solvorance étaient présents pour écouter le baron Huffen 2 sous un ciel se noircissant. Afin de pouvoir écouter le discours du notable, mon compagnon demanda l’aide d’un passant, Siegfried l'orkaanien, et s’installa sur ses épaules. Mais le discours du seigneur local fut encore plus noir que le ciel : il mit fin à la foire, ordonna que les portes soient fermées, interdit le port d'armes, menaça de détruire tout étalage qui serait encore en place à la tombée de la nuit, ordonna une milice, déclara le culte du dieu Priel, dieu du soleil et du bien, comme interdit et les membres de son clergé comme criminels. Lorsqu’il eut finit, 2 vrocks apparurent à ses cotés, la foule était médusée et abasourdie, mais surtout effrayée. Tous essayèrent de disparaitre aussi rapidement et discrètement pour aller se terrer chez eux.
https://poulpinounet.files.wordpress.com/2016/04/01_paladin.jpg?w=640&h=360
2 Barghests transformés en loup à l'entrée de la caserne de la milice, et refusèrent que nous intégrions la milice (une couverture qu’avais suggéré Gualdis pour conserver nos armes) car nous n’étions pas des habitants de la ville. Il était étrange de voir des démons, créatures maléfiques mais aussi chaotiques, s’échiner à maintenir des lois… L'Orkaanien et le halfelin déposèrent des armes mais prudemment le nain et moi-même disparurent avant de donner les nôtres. Qu’allions nous faire maintenant ? Nous décidâmes de passer par les égouts, menés par le nain, afin de prendre contact avec les survivants du culte du dieu solaire. Un rat-garou nous pris en embuscade, le halfelin essaya de le contourner de manière acrobatique mais chuta dans l'eau croupie des égouts et se fit mordre. Le barbare désarmé (il avait remis toutes ses armes, dont l’arme familiale, aux démons) abandonna le combat pendant que le ninja se débattait avec la créature, permettant à Malek de lui écraser la tête avec son marteau +1 flambant neuf.

Un 2e rat-garou sortit des ombres et attaqua le barbare dans le dos, lui mordillant la cuisse. Ce dernier passa en rage et frappa de toutes ses forces la créature avec le kama qu'avait perdu le ninja etqu'il venait de ramasser, mais la petite taille de l’arme la rendait fort peu efficace. J'achevais le 1er du Pleur d'Aurore sur lequel j'avais accordé la bénédiction de l'eau pour lui accorder des dégâts de glace, permettant de passer ses résistances naturelles. Le combat s'enlisait alors que la créature passait en forme mi-homme mi-rat afin d'en finir avec nous. Siegfred essaya de prendre à la lutte la créature mais cela ne tourna pas à son avantage, mais j’admirais les positions de rodéo de ce dernier. Finalement, sous les assauts continus, nous réussîmes à vaincre sa régénération et le terrasser.

Remontant par la surface, notre halfelin découvrit deux hommes en noir au bord de la bouche d'égouts, essayant d’éviter que nous les repérerions (je soupçonne qu’ils nous ont pris pour des rats-garous). Après un « nous sommes humains » (malgré qu'il n'y ait aucun humain dans le groupe), nous sortîmes des profondeurs puantes et découvrîmes deux autres aventuriers dont un avec une arbalète lourde, certainement le mystérieux sniper d’hier. Les suivant dans une petite ruelle discrète, le causant dit qu'il était membre de la Compagnie Mercenaire d'Ambre, au symbole du loup doré, qui ont le droit de porter leur arme dans tout le royaume, et qu’il ne se considérait donc pas concerné par la nouvelle loi du baron. Ils se présentèrent comme William (le beau-parleur) et Mystique (l’arbalétrier), ce dernier connaissant le temple du Scorpion du Désert puisqu’il reconnu les symboles de ce dernier sur Pleur d’Aurore.

Les deux mercenaires en question avaient enquêté de leur coté sur la plupart de nos pistes : ils avaient retrouvé des morceaux du dit capitaine boulotés par les rats, avaient appris que le cultiste qu'on avait arrêté cherchait des sacrifices pour un rituel maléfique et que l'invocatrice était l'un des chefs du culte. Ils nous proposèrent de mener un raid sur le temple pendant que nous allions visiter le manoir du baron. La répartition fut basée sur le fait que le portail nécessitait un prêtre pour être fermé. Il ne restait plus qu’à attendre la nuit.

Planqués dans une ruelle, le halfelin et le barbare s'installèrent pour dormir pendant que je méditais et que le nain priait. Nous avions pratiquement une journée à attendre et nous ne voulions pas attirer l’attention. Plusieurs heures plus tard, Malek entendit un bruit et un ours-hibou dodelina dans notre ruelle suivie par une femme brune en robe et corset de cuir. Notre shaman voulut disparaître dans les rues mais faillit être chopé par une patrouille, et fut forcé de faire demi-tour. Celle que les deux mercenaires nous avait décrit comme l'inquisitrice au nounours ne semblait pas vouloir croire à la légalité des nouvelles lois du Baron et lorsqu'une patrouille essaya de lui prendre ses armes, elle fit valoir son poste d'inquisitrice d'Ekkiel pour les faire repartir. Mais elle accepta d’aller porter secours, à contrecœur, au groupe en charge du portail.

Lorsque l’astre solaire finit par se coucher, avançant discrètement à la lumière des étoiles, nous essayâmes d'échapper aux vrocks patrouillant dans les airs. Ces démons à l’apparence de vautours humanoïdes sont des combattants redoutables, beaucoup plus puissants que tout ce que notre groupe peut aligner pour l’instant. Un combat doit donc être évité pour l’instant.

Mais l'un d'entre eux nous repéra et nous optâmes pour la meilleure part de la bravoure et nous enfuîmes, la créature jouant au chat et la souris avec nous. Gualdis fit l'erreur de s'arrêter pour narguer son adversaire et fut victime du nuage maudit de la créature : des plantes commencèrent à pousser sous sa peau et bourgeonner à travers celle-ci. Résistant à l'incroyable douleur il nous rejoignit et le shaman put utiliser le pouvoir des pierres pour éviter sa mort. Si nous devions nettoyer cette engeance de la ville, j’espérais que les dieux nous souriraient et nous fourniraient du matériel au manoir.

Au manoir, le ninja passa plusieurs minutes à tenter de crocheter la serrure avant de finir par réussir, forcé d’éviter de nombreuses fois la patrouille (il avait besoin de leçon visiblement). A l'étage une demi-douzaine de personnes portant le blason du baron se trouvait dans une pièce, visiblement la famille du notable, lorsqu’un serviteur vint leur apporter à manger. Coincés dans l’escalier, nous décidâmes de monter à l'étage supérieur pour éviter d'être repéré, à l’exception du halfelin qui s'accrocha à la rambarde de l'escalier et évita ainsi de justesse la rencontre. A l'étage supérieur le baron se tenait sur un trône et discutait avec une figure encapuchonnée qui lui donnait en abyssal des instructions concernant leurs actions du lendemain, dont le renforcement du portail vers Abbaddon, la préparation l'arrivée des 4 cavaliers et mentionna une ridicule loi divine. La collusion avec les forces du mal et la présence d’une éminence grise fut donc confirmée. Le chef de la ville appela alors un serviteur. Nous allions être coincés.

Soudain, dans un froid drainant l'énergie vitale, l'Orkanien et le nain se téléportèrent suivis par le ninja et moi-même. Le barbare eut l'impression d'être entouré de mort-vivants, certainement car cette téléportation semblait nous avoir fait passer par le plan négatif. Nous nous retrouvâmes alors dans une rue à l'extérieur du manoir. Ne comprenant pas ce qui s'était passé nous décidâmes d'aller au temple. Sur place, il y avait des signes de bataille, des cadavres de membres de la milice étaient répandus sur le sol. Le roublard à la parole d'argent essayait de bonimenter l'inquisitrice au bord de l'apoplexie sur l’intérêt de l’opération, pour autant que je compris leur discussion. Ils nous confirmèrent la destruction du portail, justement celui dont on avait entendu parler, et il pensait que la loi divine était celle d'Ekkiel interdisant aux dieux d'intervenir dans le monde des mortels directement.

A la description de notre téléportation, leurs visages montrèrent qu’ils savaient qui nous avait téléporté mais ils refusèrent de nous le dire. Quel était donc ce mystère ? Le barbare essaya d'obtenir des soins mais le roublard lui refila une potion de silence à la place, puis une recette pour une potion pour lutter contre sa maladie, le mal rouge. Malgré l’endurance naturelle de sa race, cette maladie affaiblissante lui collait à la peau comme une malédiction. Le remède était à consommer chaque jour afin d’éviter les symptômes de plaques rouges et d’affaiblissement de la force.

Il fallait maintenant régler le compte du marionnettiste, et malgré le désir de fuite de Siegfried, accompagnés de l'inquisitrice, de son compagnon et des deux mercenaires, nous partîmes à l’assaut de la demeure du baron. Nos armes enchantées par un sort d'arme alignée, nous attaquâmes la cachette de la créature responsable de la prise de contrôle par les forces démoniaques de la ville.

La créature se révéla être un incube, l’équivalent masculin de la succube, dont nous allions devoir nous occuper pendant que l'autre équipe retenait les renforts démoniaques qui vinrent à son secours. Le barbare se rua la bave aux lèvres et frappa avec sa petite épée courte avec l'énergie du désespoir, un coup qui aurai tranché certains hommes en deux, mais la créature ne fut blessée qu’à l’épaule. Le démon utilisa alors son pouvoir de suggestion sur Siegfried, sans effet, pendant que le ninja se rendait invisible pour placer un enchainement d'attaques sournoises. Le nain essaya un sort de blessures légères, qui ne passa pas malheureusement sa résistance à la magie. La créature des plans inférieurs lança alors des tentacules d'énergie négative qui draina la vie de tout le monde sauf Malek, que sa résistance à la magie naturelle protégea. La 2ème tentative du shaman d’utiliser blessures légères n'eut pas plus de succès que la 1ère alors que je me fis une tendinite au coude en lançant le Pleur d'Aurore et une hache de lancer. Heureusement, cette attaque finit la créature qui implosa alors en un portail verdâtre qui draina l'énergie vitale des combattants au contact, un portail qui ne ressemblait en rien à ce qui marquait normalement le départ d'une créature d'outre-plan. C’était le même effet étrange que les tentacules qu’il avait utilisé plus tôt.

Le baron, qui avait regardé le combat d’un regard vide, reprit ses esprits mais semblait complètement abasourdi par ce qui s'était passé. L’inquisitrice entreprit de lui expliquer ce qui se passait, mais il semblait clair que ça allait prendre des heures. Nous la laissâmes donc à ses œuvres et partîmes nous coucher. Le lendemain matin, le maître des lieux annula tous les édits des jours précédents, les démons de la ville avaient quand à eux tous disparus dans le même portail vert à la mort de leur chef et la vie reprenait lentement son cours. Mais, lorsque nous nous présentâmes chez le baron, l'intendant n'avait aucune idée des derniers évènements pas plus que de traces de quoique ce soit qui s’y était passé tout autant qu’à la caserne. Devant ce barrage de refus, nous allâmes voir l’inquisitrice qui nous avoua qu'elle avait fait enterrer l'affaire afin d'éviter une panique générale. Visiblement l’ordre était plus important que la vérité. Elle nous remis néanmoins à chacun une bourse avec une dizaine de gemmes de 400 PO chacune. Nous décidâmes de rester en ville le temps que je fabrique quelques armes pour rééquiper notre équipe, et au matin, le ninja découvrit une cape, le barbare une épée à 2 mains et le nain une amulette, toutes magiques et portant un symbole qui se trouvait aussi sur mon chakram…
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Chapitre 5 : retour au bercail.

Revenant dans la ville de Hautemer dans le royaume de Varel, avec le nouvellement nommé Valérian le halfelin, afin de régler nos comptes avec le Sommelier, nous rencontrâmes lors du 2e petit déjeuner de mon compagnon une jeune femme dont le père avait disparu. Après l'avoir secouru de paysans avinés, son sauveur, un paladin d’Aurore, ma déesse, se présenta comme Prestige Saint-ange (un humain blond aux yeux bleus à l'allure d'1,9 m au corps d'athlète, engoncé dans un lourd harnois impressionnant), œuvrant pour le bien et dévoué à l'élimination des mort-vivants. Nous décidâmes d’offrir à la jeune enfant notre aide pour retrouver son paternel. Le renfort de ce paladin était fort bienvenu puisque notre compagnon nain avait décidé de retourner chez lui. Le cavalier avait un écuyer, un humain du nom Juste, et sa monture Fossoyeur, il récupéra plus tard un cheval de bas, Entreprenant, pour porter sa tente pavillon (pourquoi avait-il besoin d'une tente pouvant abriter 10 personnes ?).

Je me séparais de mes compagnons pour chercher dans une autre partie de la ville pendant qu’ils le traquèrent dans les bas-fonds celui qui avait recruté le disparu, un certain Finster Olaf, logé dans un hôtel de bonne compagnie. Ce dernier qui avait quitté le domicile conjugal (peut-être pour éviter sa compagne enceinte et en colère, qui l'attendait avec un couteau de boucher).

L’employeur du disparu avait un physique remarquable et nous décidâmes d’essayer de le retrouver. Enquêtant dans les endroits malfamés, le semi-homme et l’humain obtinrent des renseignements qui les guidèrent vers une maison de jeu. Dans la maison de jeu remplie, optant pour éviter l’assaut frontal et affronter les gardes du corps de ce dernier, notre ninja s’infiltra dans la pièce et réapparut avec ses lames sur la gorge de sa cible.

Ce qui se passa ensuite est assez confus, les explications de mon compagnon de voyage n’étant pas super clair. Les lames de notre roublard auraient glissé durant une échauffourée avec les gardes et l’employeur du disparu serait mort dans l’empoignade. L'élu d'Aurore sauva le racketteur en utilisant son imposition des mains, mais il fut découvert mort plus tard Le paladin et le ninja finirent alors au poste de garde, sous la tutelle de l’organisation des Juges d’Acier pour enlèvement et tentative de meurtre car la femme d'Olaf les avait dénoncés (certainement pour détourner les soupçons contre elle, puisqu’elle semblait désireuse de mettre fin à leur relation de manière définitive).

Une puissante entité qui se présenta sous le nom d’Ombre, prévenue par Mystique (que le semi-homme surnommait le beau parleur), une arcaniste que nous avions rencontré précédemment, leur permis d’éviter les conséquences judiciaires de leur mésaventure et les détourna de ce qui semblait être une fausse piste en direction pour les guider vers une grotte à un jour de marche.

Dans cette dernière, ils y découvrirent un sorcier qui concoctait de puissantes potions pour le compte du Sommelier. Le sorcier avait besoin du père de la jeune fille pour ses talents de magicien entropique afin de stabiliser ses expériences. Il y avait un second prisonnier, une étrange créature dont le sang servait au sorcier pour faire des drogues. Une espèce de dragon sans ailes avec des bois de cerf de la taille d'un grand éléphant. Cette dernière s’enfuit sans demander son reste à la démise de son kidnappeur, sans que l’on puisse l’identifier. La réunion du père et de sa fille m’apporte du baume au cœur.

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Broken world : résumé de campagne il y a 11 mois 2 semaines #4926

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Chapitre 6 : à la recherche du clan Durgedin

Aujourd’hui notre halfelin avec un problème d’identité se faisait appelé Adamant, alors qu’il nous racontait encore une aventure rocambolesque sous l'œil blasé du paladin, un serviteur en livrée luxueuse nous présenta une invitation à diner dans un restaurant parmi les plus luxueux de la ville de la part d’un certain seigneur Altorn. Le roublard mentionna un noble de ce nom mais originaire d'Eaux-pâles, une ville marchande dirigée par un conseil de marchands se trouvant au sud d’ici.

Ayant annoncé que nous ne l’écouterions que s’il payait le repas d’un pauvre, le seigneur ordonna le restaurant d’offrir de la nourriture pendant une heure aux gens passant dans la rue en réponse à ma demande. C’était plus que ce que j’avais demandé, je remerciais Aurore pour sa bénédiction. Nous recevant dans la grande salle de ce restaurant avec une table remplie de victuailles qui pourraient nourrir une dizaine de personnes, qu'il décrivit comme frugal (une telle débauche me révulsait un peu mais le halfelin entendait en profiter jusqu’à la dernière goutte). Il avait besoin d'un groupe de gens sérieux pour une quête. En villégiature dans la « bourgade » de Hautemer, il avait trouvé une magnifique épée naine brisée, la partie supérieure manquante, dans un alliage d'acier de très grande qualité chez un marchand.

L’arme portait la marque du clan Durgedin, un clan de forgerons nains disparu mystérieusement il y à 200 ans, dont la qualité des armes avait fait la renommée. Sa proposition était simple : il payera 500 PO de plus que le prix du marché pour toutes les armes portant cette marque que nous pouvions lui ramener. Le paladin demanda pourquoi, il répondit que c’était pour accompagner sa cabale d'amis qui partaient aider le prince de Sternia contre son oncle. Il s’agissait d’un rassemblement de marchands d’Eaux-pâles, ils allaient éblouir les gens avec un équipement très onéreux, mais seuls leurs hommes allaient se battre.

Les armes en question se trouvaient entre les mains des tribus orcs des Terre-vertes (une région nommée ainsi à cause de la surpopulation peaux-vertes qui l’occupaient), mais il disposait d'une vague carte ramenée par les aventuriers qui avaient vendu le morceau d'épée. Prestige demanda pourquoi ces derniers avaient refusé d’y retourner mais notre interlocuteur mentionna une baisse de santé. Ils avaient certainement subis des pertes lors de leur 1ère expédition. Après négociations, nous allions disposer d’une petite avance pour du matériel et d’un moyen de transport jusqu’au nord du continent pour cette mission.

Nous prîmes le bateau dans la soirée vers le nord de Varel vers Fort-pilots puis vers Varak, le royaume Nain, nous laissant uniquement la montagne à traverser pour atteindre notre objectif. Après avoir désactivé nos objets magiques pour la traversée, nous arrivâmes jusqu'au port Nain, une cité marchande à taille humaine. Après avoir été refoulé par les gardes nains après avoir voulu passer par la capitale du royaume, car nous n'avions pas de visa, nous décidâmes de prendre un guide. Ce dernier nous dit qu'il y avait 4 jours de marche et qu'il s'agissait de la région de la Dent de Pierre.

Après la diminution du prix à 100 PO pour le voyage (puisque nous rentrions sans son aide) et le couchage, mais pas la nourriture. Le lendemain Zartok le guide nous attendait avec un poney et nous conduisit à travers les montagnes en toute sécurité. Après 3 jours de voyage sur 4 nous arrivâmes en vue de la Dent de Pierre, qui portait bien son nom. Après que le paladin eut faire l'erreur de mentionner le clan Durgedin, notre guide appris alors la raison de notre quête, et comptait bien revenir avec sa famille pour piller l'endroit. Je sentis l’hostilité de mon compagnon semi-homme à cette idée, mais nous avions 8 jours devant nous avant qu’ils ne reviennent. S’ils ne nous agressaient pas, il n’y avait aucune raison de ne pas les laisser reprendre des ruines ancestrales de leur race.

Sur la route, Prestige chantait très fort « Un paladin d'Aurore, ça tue, ça tue des morts-vivants », attirant l'attention de quelques créatures malvenues. Je repérais des orcs en embuscade avec des arbalètes, mais avant qu'ils ne puissent profiter de leur avantage, j'en découpais deux de mes chakrams. Amarant se planqua pendant que notre noble chargeait de sa lance de cavalerie, mais il rata sa cible. Je plantais mes lames dans les 2 derniers, en tuant un et forçant le 2e à fuir en perdant son sang. Le halfelin prit une arbalète orc et acheva le fuyard, puis Juste l'écuyer nous expliqua comment faire un four souterrain pour détruire les corps sans trop faire de fumée. En parlant de fumée, je remarquais qu'une colonne s'élevait de la montagne. Les traces d'orcs confirmaient qu'ils avaient envahi les anciens domaines du clan et que ces derniers se trouvaient à l’intérieur de la Dent.

Le roublard partit en éclaireur, après que nous aillons installé un campement au pied des contreforts pour y laisser nos montures sous la garde de l'écuyer, et trouva deux orcs montant la garde. Malheureusement, il trébucha alors qu'il tentait des les tuer et ne réussit qu'à les alerter. Mais devenant invisible il réussit à les égorger avant qu'ils ne puissent l'attaquer ni donner l’alerte à leurs compatriotes.

Cachant les deux cadavres afin d'éviter que les gardes dans la salle des meurtrières ne l'entendent, il découvrit la forteresse cachée à l'intérieur de la montagne. La porte étant encore ouverte, il courut aussi discrètement que possible pour éviter qu'elle ne se renferme. Je le suivis d'un pas léger mais Saint-ange dû lui avancer à la vitesse d'un escargot rhumatisant afin d'éviter d'alerter nos ennemis. A l'intérieur de la forteresse naine il n'y avait aucune lumière, et je dû faire appel à ma torche ioun car aucun d'entre nous ne voyait en thermographie.

La lumière magique révéla deux orcs avec des arcs de l'autre coté d'un gouffre avec un pont en corde traversant les 10m de ce dernier. Je tranchais en deux l'un de deux gardes pendant que l'autre tirait sur le paladin qui luttait pour traverser le pont de cordes. Le semi-homme décida de faire des acrobaties autour de ce dernier pour traverser le vide avant que le pont de singe ne disparaisse. Mais j'empêchai toute tentative de couper notre chemin en plantant mon chakram dans la tête du dernier garde.

Plus loin nous trouvâmes Gérald et sa sœur Corana, deux humains capturés il y à plusieurs semaines par les orcs, enfermés dans le garde-manger dans le but d'être cuisinier. Adamant crocheta la serrure, pendant qu'ils nous racontaient qu'ils avaient été capturés en bordure de leur village dans le royaume Nain. Le ninja leur expliqua comment trouver notre campement pendant que je leur donnais des lames pour leur permettre de se défendre sur le chemin, si par malheur ils tombaient sur des orcs. Ils avaient peu de chances en combat, mais ils avaient peu de chances d’en rencontrer.

Dans une salle de stockage remplie du résultat de pillages, Adamant trouva un coffret dans une cachette dans le mur contenant une fiole d'eau bénite et 180 PO. Dans un des passages, nous trouvâmes des pierres empilées volontairement pour bloquer l'accès d'une porte dont les trous avaient été bouchés avec du foin. En retirant un peu, je vis un énorme moustique attiré par la lumière de ma torche. Je rebouchais le trou et proposait de revenir ici lorsque nous aurions régler le problème des orcs. Je n’osais imaginer les dégâts que pouvais créer de telles créatures !

Dans une grande pièce nous tombâmes sur un ogre et ses deux loups géants, qui se ruèrent ensemble à travers la porte et se coincèrent dans l'encadrure. Ils tombèrent sous nos coups combinés avant que le semi-homme ne s'attaque avec une fureur ki sournoise à la créature géante. L'ogre hurla à nous briser les tympans pour appeler les renforts lorsqu'il se rendit compte qu'il risquait d'y perdre la vie. Réalisant que l'armure du paladin lui résistait (un harnois complet +1 mais tout comme le pleur d’aurore, il avait un enchantement étrange que je ne connaissais pas, ce qui me fit surnommer cette armure l’écaille de l’aube), la créature géante se retourna pour écraser de sa hache géante l'avorton qui lui avait fait une attaque dans le dos.

Je fis une prière à Aurore pour ramener le ninja dans le monde des vivants pendant qu'une dizaine d'orcs nous tombaient dessus. Ils ne pouvaient pas passer à plus de deux par la porte mais le paladin était maintenant pris en tenaille alors qu’il bloquait le passage. Sortant de son inconscience, mon compagnon fit une attaque superbe sur le talon d'Achille de la créature et le tua, nous permettant de nous tourner contre la vague de peaux-vertes qui se lançaient vers nous sous les ordres de leurs supérieurs. Alors que les cadavres s'accumulaient dans l’étroit passage, une des créatures mourut piétinée par les autres alors qu'un autre mourut d'un tir raté d’une hache de lancer de leur chef. Au vu de son échec, ce dernier partit chercher des renforts, je tentais de l’éliminer avant qu'il ne disparaisse, sans succès.

Le halfelin courut alors entre les jambes et sur les têtes des orcs pour rattraper le fuyard avec une agilité extraordinaire, le rattrapa et le poignarda pendant que nous achevions les derniers combattants. Adamant ramena sa victime pour qu'elle reçoive une imposition des mains, et nous trouvâmes une hachette du clan sur lui. Polyglotte, notre roublard l'interrogea, mais n'appris pas grand-chose de la créature, juste que les 3 ou 4 niveaux inférieurs appartenant à une race d'écailleux qui avaient envahi avec eux et qui depuis vivaient dans les profondeurs. Ils avaient une paix fragile avec ces créatures tant qu'aucun des deux camps ne pénétrait les niveaux de l'autre. La salle de l'ogre contenait un coffre avec 440 PO, 1600 PA, une potion de patte d'araignée et une rapière + 1, le prisonnier, lui avait une potion de soins léger, une topaze (200 PO) et deux onyx (50 PO l'une).

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Broken world : résumé de campagne il y a 10 mois 3 jours #5107

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Chapitre 7 : dans les profondeurs de la Dent de Pierre.

Au matin, après nous être barricadés dans une salle abandonnée pour y passer la nuit, notre compagnon halfelin, qui m’avait dit avant de se coucher qu’aujourd'hui il faudrait l’appeler Auq uneUnPortanch, avait disparu et nous étions toujours dans une chambre close. Incapable de résoudre ce mystère, après plusieurs heures, nous reprîmes notre exploration au nom d'Aurore. Justement, le symbole de notre déesse de l'écaille de l'Aube brillait plus qu’avant car l’armure était devenue un harnois + 1 de focalisation divine.

Retournant à la grille fermée par de la paille, il était clair qu'il y avait 4 créatures nous attendant de l'autre coté du cadenas. Faute d'une autre solution, mon compagnon défonça avec difficulté la porte au marteau pendant plusieurs minutes avant que celle-ci ne cède. Mais cela avait sonné l'heure du diner pour les moustiques géants : j'en tranchais deux de mes attaques pendant que les deux autres drainaient le sang du paladin. Ignorant la douleur, Prestige se frappa l'épaule de son marteau pour s'en débarrasser d'une. Je tranchais la deuxième d'un tir très précis avant d'offrir la bénédiction de notre déesse au paladin, utilisant restauration mineure pour lui rendre sa constitution volée.

La salle suivante nous offrit plusieurs passages, nous commençâmes par une porte arborant le visage d'un nain en colère, de chaque coté de la porte des fresques superbes racontaient des histoires naines. Ces dernières nous crachèrent du feu grégeois au visage sur nous lorsque nous essayâmes de l'ouvrir. Ce piège était d'autant plus cruel qu'il se remettait tout seul en place pour être réutilisé et qu'il ne cachait qu'une salle contenant son propre mécanisme. Guidée par Aurore nous comprîmes qu'il fallait nous diriger ailleurs. Si les nains qui reprendront cette forteresse ne nous attaquent pas, je les préviendrai de ce piège.

La salle suivante était une salle meublée de manière rustique, un feu de cuisine récemment éteint (dans les 24 h), des crânes jaunis attachés à des cordes et un passage secret donnant sur un cul de sac d'un passage précédent que nous avions manqué et qui permettait de contourner les striges. Visiblement des orcs avaient survécus et avaient profité de la nuit pour s'enfuir en évitant de nous rencontrer. Ils avaient campé prudemment dans cette cuisine, protégés par les moustiques.

Descendant dans les profondeurs nous fûmes attaqués par d'autres striges, j'en éliminai deux avant qu'elles ne puissent nous atteindre mais les deux autres purent sucer notre sang, jusqu'à ce que des coups de marteau très précis de Prestige ne les extermine. Plus loin nous trouvâmes des tombes à gisants naines que nous refusâmes de piller. A la lueur de ma torche ioun, nous pûmes voir que seulement deux des tombes étaient occupées, les autres n'ayant ni nom ni histoire gravée. Sans connaissance de la langue naine, nous ne pouvions savoir ce qu'elles racontaient. S’il y avait des armes du clan dans les tombes, elles resteront la possession des morts. Il eut été déshonorant de faire autrement.
https://skylandgames.files.wordpress.com/2012/03/dwarftomb.jpg?w=358&h=294
Nous enfonçant encore plus dans les souterrains, nous atteignîmes une salle immense aux nombreuses sorties et éclairées par des champignons phosphorescents. Je notais la présence de deux sortes de limaces couleur pierre qui attendaient en embuscade mais que mes chakrams forcèrent à la fuite avant d'en rattraper une et de la trancher en deux, et Saint-ange me convainquit de laisser l'autre partir. Ces étranges créatures avaient une peau rocailleuse que seules des armes magiques pouvait traverser avec aise. Je ne connaissais pas trop ce qui vivait sous la surface, mais je n’étais pas étonné que des formes de vies se soient adaptées aux conditions de vie difficile de cet environnement, tout comme le désert où j’étais né.

L'immense porte qui se trouvait au fond de la grotte gigantesque était renforcée de sorts d'altération pour la rendre plus solide et d'un sort de lumière très affaibli par le temps qui rendait la rune du clan lumineuse. Faute de moyens de l'ouvrir, nous prîmes un autre boyau qui donna sur une salle traversée par une rivière que je remontais seul, puisque le paladin ne pouvait me suivre, et y rencontrait un lézard géant. Bien que je sois complètement nu avec seulement ma relique, je n’avais pas peur de l’affronter. Le pleur d'Aurore trancha dans sa chair, ce à quoi il répondit en me tirant la langue sans succès. Après il opta pour la morsure, le forçant à jouer au chat et à la souris avec moi mais son déplacement était limité par une chaine. Il me fit de graves blessures mais je survécu et pris sa vie de mon arme. Je trouvais derrière lui dans deux coffres, 2200 PA, une potion de nage et une potion de saut. Les propriétaires de ce trésor, les voisins des orcs, se manifestèrent vocalement mais ne me poursuivirent pas.

Dans une grotte, nous trouvâmes le squelette d'un nain couvert de champignons, la raison de sa mort se révéla rapidement à nous. Nous nous retrouvâmes à tousser à plein poumons à cause du nuage de spores en suspension que chacun de nos pas déclenchaient. Aurore nous donna la force de continuer, mais ce ne fut certainement pas le cas de la pauvre victime. Nous trouvâmes une épée bâtarde +1 du clan sur le 1er corps et un casque incrusté en argent sur un 2e plus loin que nous n’avions pas vu avant de pénétrer dans la grotte. A peine ressorti, un ours sanguinaire se jeta sur nous après un rugissement qui résonna dans les couloirs. Mais il était poursuivi par ses dresseurs, des troglodytes, des hommes-lézards de taille humaine nous menacèrent de leurs lances. Ils jetèrent ces dernières sur nous, mais leurs tirs manquèrent mais ce ne fut pas le cas des miens, qui tuèrent l'un des dresseurs et forcèrent le deuxième à fuir (sans son arme principale, qu’il avait bêtement jeté, il n’avait pas grand-chose à nous opposer). Nos attaques combinées apportèrent le repos à une créature torturée depuis des années par des tourmenteurs qui avait dû le piéger par chance.

Une autre salle, en partie inondée, révéla contenir une potion d’invisibilité et une potion de respiration aquatique. Nous manquions de succès concernant les armes que nous étions venus chercher. Un tunnel menait vers l'extérieur, ce qui nous permis de rejoindre l'écuyer et de lui remettre notre surplus de matériel (le partage donna 734 PO au roublard). Juste nous appris qu'il avait vu les deux évadés, qui avaient décidé de ne pas rester ici et de tenter leur chance dans les terre-vertes ; et qu'il avait vu une demi-douzaine d'orcs s'enfuir avec armes et bagages.

Après une nuit de repos, nous reprîmes l'exploration des souterrains et prîmes l'escalier en colimaçon qui bordait la cascade pour pénétrer dans ce qui était un garde-manger immense aux arches voutées et remplis de ce qui fut jadis de la nourriture. Mais ce qui semblait être une flaque d'eau se révéla être une vase grise, dont le contact acide commença à attaquer nos armes et armures. Ces créatures anamorphes, c’est-à-dire sans forme fixe, sont redoutables. Elles sont très résistantes aux coups, leur totale absence d’intelligence les rend résistant à toute tentative d’influence, et leurs capacités de digestion sont extraordinaires. Nous réussîmes à le détruire avant qu'il ne fasse bombance de nos objets, mais notre paladin trembla de peur pour son arme.

Dans d’anciennes geôles nous trouvâmes un cadavre de nain avec un trousseau de clés dont une clé magique avec le symbole du clan. Certainement celle de la grande porte qui nous avait jusqu’ici résister. Il avait sur lui 80 PO en pièces de platine dans une bourse. Pourquoi s'était-il retrouvé en prison avec la clé dans une autre pièce? Nous retournâmes devant la grande porte magique pour pénétrer plus dans les profondeurs sans avoir de réponse à notre question.
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Broken world : résumé de campagne il y a 9 mois 6 jours #5313

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Chapitre 8 : de l'arrivée d'un ensorceleur

Un halfelin apparut dans un éclair. Il avait été téléporté par, d'après lui, un dragon enchainé. Les dragons ayant disparu de la surface du monde depuis longtemps, je pensais plutôt à une illusion que le responsable de sa disparition lui avait lancée afin de lui vendre son histoire. Le « dragon » ferait partie d'une organisation luttant contre le mal, et incapable de sortir de chez lui sous peine de libérer une menace pour le monde. Et il comptait sur celui que nous appelions maintenant Balladur pour nous réunir dans une quête dans ce but. J'avais des doutes concernant son histoire, mais je ne comptais pas reculer devant les épreuves qu'Aurore mettra sur ma route.
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C'est alors que sortant de la terre apparut un djinn marin très légèrement vêtu, qui se présenta comme Al-bati, un ensorceleur de lignage céleste comme je l'appris plus tard. Il était en vacances dans le temple d'où je venais, et l'abbé de ce dernier l'avait envoyé à notre aide. Le paladin était méfiant de cette nouvelle arrivée, mais le halfelin et moi-même y vîmes un signe du destin (même si nous n'étions pas d'accord sur le destin en question). Franchissant le seuil de cette porte qui nous avait bloqués si longtemps, nous atteignîmes une grande salle remplie de statues géantes et de deux portes massives. Sans surprise, notre ninja découvrit que les dites deux portes étaient piégées (et donnaient sur un mur) et animaient les bras des statues pour trancher tout ceux qui osaient violer cet endroit. Un piège particulièrement meurtrier que j’ajoutais à la liste de ceux dont je ferai mention aux nains qui viendront reprendre possession de l’endroit.

Le semi-homme désamorça l'une des deux portes avant d'ouvrir un passage secret. Nous optâmes pour descendre les escaliers derrière le passage secret, déclenchant une bouche magique qui donna l'alerte en nain. Continuant malgré tout dans une grande pièce avec de nombreuses portes qui servait de dortoir, on nous hurla en nain de faire demi-tour. Le paladin appela à la diplomatie mais un groupe de nains à la peau grise se révélèrent, ayant utilisé des sorts d'invisibilité, et tentèrent des attaques sournoises dont une seule passa sur Balladur. Il semblait que les tentatives de négociations se soient terminées avant même que nous ayons vu un poil de barbe.

Ces nains ne ressemblaient pas du tout à leurs cousins de la surface, avec leur peau sombre rappelant les roches volcaniques, leurs cranes souvent chauves et leur visage parfois imberbes. Je ne sais pas si c’était leur culture ou juste un trait particulier de ce clan, mais ils étaient dirigés par des femmes et ils étaient particulièrement fourbes et viles. Mais le trait qui les différenciaient le plus des nains que je connaissais était le fait qu'ils utilisèrent ensuite tous un sort arcanique d'agrandissement, indiquaient qu'ils n'étaient pas des fidèles de Torunne mais des parias. Peut-être vivaient-ils dans les profondeurs pour fuir la colère du dieu des artisans ?

Révélant ses pouvoirs d'ensorceleur en lançant des projectiles magiques, Al-Bati le pirate du désert, ayant servi sur l'Arcadia, se rendit compte que la protection des nains contre la magie ne concernant pas ses réprouvés. Le combat tourna rapidement à notre avantage et notre éclaireur au nom changeant (qui avait beaucoup souffert d’affronter d’autres roublards utilisant les mêmes techniques que lui) comme les dunes du désert interrogea le captif, qui dit faire partie du clan des lames-sanglantes, installé ici depuis un siècle, bien après le massacre du clan originel. Ils étaient une vingtaine à l'origine, et les autres forgeaient plus bas dans le complexe. Après l'avoir assommé nous débattîmes de la direction à prendre.

Sur les corps nous trouvâmes une chemise de mailles, 4 arbalètes légères, 80 carreaux, une épée courte, 3 haches d'armes, 60 PO, un parchemin de protection contre le mal et un parchemin de restauration partielle. Reprenant notre route nous arrivâmes dans ce qui semblait être un réfectoire, Balladur fut attaqué par une table animée à laquelle il échappa en faisant un salto arrière, laissant seul Prestige Saint-ange au corps à corps. Notre nouvel arrivant détruisit cet objet avec des rayons ardents.

Une chapelle à Torunne, ravagée par de précédents pillards mais aujourd'hui occupée par des nécrophages orc et des squelettes d'ogres, se trouvait être notre prochain arrêt. Outré par leur présence, notre paladin se rua au combat sans attendre. Malheureusement la créature d'outre-tombe essaya de drainer son énergie vitale, mais notre déesse le protégea. Utilisant invisibilité, le ninja fit une belle acrobatie avant de se rendre compte que les créatures en question le voyaient, et l'attaquèrent en cœur puisqu'il était seul au milieu d'eux. Les créatures utilisant d’autres organes visuels que ceux des humanoïdes pouvaient déjouer ses pouvoirs. Il se vengea néanmoins en transperçant le nécrophage grâce au pouvoir du ki. Les serviteurs tombèrent ensuite rapidement en poussière sous nos coups. Nous trouvâmes 280 PO et des parchemins de pattes d'araignée et de toile d'araignée.

Au fond de la pièce le roublard découvrit un passage secret donnant sur une autre salle avec plusieurs chambres qui contenaient des squelettes, et pendant que nous l'affrontions une âme en peine nous tomba dessus. Disparaissant dans un mur, elle réapparu sous les pieds du paladin et essaya de drainer sa vie. Elle fut surprise par la résistance de celui-ci et les projectiles magiques d'Al-Batir, qui devint sa cible principale lorsqu'elle vit que le paladin avait activé châtiment du mal. J'utilisais notre parchemin de protection contre le mal sur l'ensorceleur pour le protéger, et la créature profita de l'ouverture pour me drainer d'une partie de mon énergie vitale. Mais elle ne put pas poursuivre son œuvre longtemps et fut réduite en poussière par mes compagnons. L'autre fidèle d'Aurore me lança une restauration partielle pour me rendre ma vigueur avant que le ninja ne trouve une statuette de nain en or (90 PO) dans une des chambres abandonnées.
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Nous barricadant dans l'une des salles abandonnées après une nuit stressante (le prisonnier s'était échappé et les bruits de forges s'étaient tus) nous fûmes réveillés par l'odeur alléchante du petit déjeuner du halfelin. Craignant l’âme en peine, les nains gris ne nous avaient pas assaillis. Les pièces suivantes révélèrent 4 cadavres de nains sans quoi que ce soit (visiblement, lorsqu’ils avaient voulu piller cette partie du donjon, les mort-vivants ont eu leur peau), des meubles détruits et une gravure d'art (60 PO). Dans une chambre protégée par un tapis animé (qui donna lieu à d’hilarantes situations) nous trouvâmes un coffre avec 1200 PA, 3000 PC, 1 saphir étoilé (500 PO) et 2 topazes bleues (90 PO). L'ensemble avait déjà été pillé par le passé, visiblement par les nains ayant survécu aux mort-vivants. Dans une salle d'entrainement, nous détruisîmes un mannequin d'entraînement animé et trouvâmes un passage secret sans rien d'important.

Dans les dernières salles du complexe se trouvait une ravissante jeune femme qui se présenta comme Idalla, une prisonnière d'un magicien, mais dès que le paladin lança détection du mal elle révéla sa nature de succube. Avant qu'elle est pût nous convaincre par diplomatie, elle rencontra le marteau enchanté de ce dernier. Je lançais arme alignée sur le pleur d'aurore pendant que mon frère de race lançait armure de mage. Nous implorant à genoux de l'épargner, le démon ne put arrêter l'assaut du défenseur d'Aurore, même si celui-ci ne réussit pas la toucher malgré son châtiment du mal. Je pris le paladin en lutte pour permettre à la créature de s'enfuir et éviter un bain de sang inutile. Dans la pièce qu'elle gardait, il y avait dans la bibliothèque 110 PO et une gemme (70 PO).

Le reste du niveau révéla un dortoir abandonné par les derniers nains, tout comme la forge, leurs habitants ayant profité de la nuit pour fuir comme les derniers orcs l’avaient fait avant eux. Tout ce qui restait était une échelle descendant vers les profondeurs, autour d’un lac alimenté par des rivières souterraines.

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Broken world : résumé de campagne il y a 8 mois 6 jours #5531

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Chapitre 9 : et maintenant, on a un nain et un blaireau (et ce n'est pas la même personne) ...

Notre cuisinier halfelin, aujourd'hui nommé Beef (je ne sais pas pourquoi, ce nom avait un relent de nourriture), avait proposé de remonter à la surface pour profiter de la lumière et rassurer Juste, l'écuyer de Prestige. Après une bonne nuit de repos, un nain rôdeur avec un blaireau, du nom de Harsk, un vagabond en chasse de trophées d'orcs, se présenta. Il avait croisé notre guide sur le chemin du retour qui lui avait expliqué la situation et il était venu représenter les intérêts de sa race (plutôt les siens, mais il est vrai que sa présence pourrait faciliter les négociations avec sa parentèle lointaine). Je lui offris mes notes sur les pièges et plans de la forteresse en gage d'amitié. Nous lui montrâmes plusieurs niveaux ainsi que les tombes, dont il lut les épitaphes mais aucune ne contenait d'indices utiles à notre quête.

Descendant dans les profondeurs nous nous trouvâmes devant des ponts enjambant de grandes étendues d'eau, dont un petit lac souterrain où se jetait la cascade qui avait faillit nous avaler le jour d'avant et un plus grand au centre duquel se trouvait un ilot où reposait un trésor. Ce dernier n'étant pas venu ici naturellement, il y avait une créature aquatique qui l'entassait ici. Ce que semblait confirmer des traces d'une créature quadrupède. Les lancers de cailloux lumineux attirèrent l’attention cette dernière, qui se révéla être un dragon noir d'une dizaine de mètres de long, donc relativement jeune pour autant que les légendes nous permettait d'estimer son âge. Al-bati entama le combat en utilisant rayon affaiblissant qui draina sa force physique et attira sans surprise la colère de la créature, qui lui souffla son acide au visage.

Le paladin était incapable de l'attaquer pour l'instant et seul le nain et moi-même pûmes lui faire des dégâts. Ce qui provoqua l'ire de l'enfant de Draco qui m'attaqua en réponse. Notre marin lança bénédiction sur le groupe (ce qui faillit provoquer la colère du nain qui remercia la protection de son dieu qui lui permit d'y résister) pendant que Prestige faisait appel à son châtiment du mal pour essayer de vaincre la créature. Notre adversaire sembla troublé, car il glissa en essayant de le frapper. Ce dont profita l'ensorceleur pour l'achever avec un rayon ardent avant que le paladin ne détache sa tête de son corps à coups de marteau. Dans son trésor nous trouvâmes 1430 PO, 6200 PA, 2 grenats (20 PO l'un), 1 perle noire (50 PO), une baguette de projectiles magiques (nv 3 avec 32 charges), hache d'arme naine + 2 avec la marque du clan, un écu en acier +1, potion de guérison des blessures légères (nain), potion de lévitation (paladin). Je répartis 316,4 PO pour chacun d'entre nous. Après avoir fouillé tout le reste de l’endroit nous dépeçâmes le dragon pour obtenir le matériel pour faire 4 dagues de maître, 2 arcs de maître et une armure légère de taille P.

Entendant des nains dans les étages supérieurs nous décidâmes de rentrer en camp en prenant le passage secret qui avait permis aux orcs d'envahir la forteresse. Nous retrouvâmes le page en discussion avec 3 nains, dont ce qui semblait être un noble ou un officier. Les tentatives du paladin pour faire de l'humour passèrent très mal mais nous réussîmes à éviter l'empoignade. Après un excellent repas de Beef aida à calmer la situation, et nos invités nous apprîmes qu'ils étaient venus à 20 sur une garnison de 200, provenant d'un avant-poste situé à 2 jours de marche d'ici. Après une demi-journée de discussion (où le paladin faillit plusieurs fois transformer la situation en poudrière), leur commandant nous remercia pour leur avoir donné la localisation de la forteresse et il nous accorda de fermer les yeux sur notre butin, qui sera considéré comme un paiement pour découverte de trésors archéologiques ou quelque chose du genre.

Revenus à la civilisation, nous négociâmes la revente de ce que nous transportions et la conversion de nos kilos de pièces en lingots, platine et pierres précieuses afin de réduire le volume et le poids avant de prendre le premier bateau pour Eaux-pâles, la plus grande des cités-lunes. Les cités lunes doivent leur nom d'une humaine légendaire qui vénérait la lune, Selena. A peine débarqués nous suivîmes notre semi-homme d'étals de marchands en auberges jusqu'à que nous trouvâmes la demeure du seigneur Altorn. Après que le majordome nous est jugés relativement présentable, il nous guida par la porte de derrière avant d'aller chercher le 2e fils du seigneur. Emmener comme des animaux de foire devant une bien noble compagnie, composée de 4 jeunes femmes et 3 hommes : Dame Isobella, Dame Anna, sa cousine Fiona (avec une étrange peau grise), Dame Aurore, Lord Varian (un demi-elfe), Lord Thurorn (un nain) et Jacquard le barde. Après avoir présenté (avec une notable déception de l'assemblée à part du très réaliste nain) les armes, notre marin me suggéra de leur parler des restes de dragon.

Mais alors que je parlais de cette découverte hsitorique, Beef se lança et planta le croc d'où suintait de l'acide dans une table dont la valeur pouvait acheter plusieurs villages en racontant du mieux qu'il pouvait une histoire sur notre combat héroïque. Malheureusement l'audience semblait clairement être en train de calculer combien la réparation de la table allait coûter plutôt qu'à la découverte que des dragons existaient encore. Et les tentatives de Prestige pour obtenir des subventions pour son église, malgré qu'il fût interdit de donner de l'argent dans les cités-lunes à de temples autres que ceux de Selenia, n'aidèrent pas notre cause. Lorsque le seigneur Thurorn suggéra de nous inviter pour la soirée, il était clair que nous allions servir de divertissement ce soir.

Le majordome soupira de tristesse lorsqu'il apprit qu'il devait nous habillé de manière présentable pour le diner. Une invitée supplémentaire, dame Michelia Altorn (sœur de notre hôte), s'était ajoutée à la compagnie mais nous restâmes l'attraction de la soirée au milieu des détails de leur plan pour guerroyer. Plus ou moins subtilement, l'assemblée voulait nous recruter pour servir dans leurs forces dans la guerre entre la Sternia et le conté de Stern. Leur demi-elfe étant un parent lointain de l'héritier demi-elfe semblait être leur raison officielle, mais en réalité ils pensaient qu'il y avait plus de gloire à se rallier à son clan face à l'oncle et ses alliés « maléfiques » du continent d'Aviliane (tout en sachant qu’ils pouvaient se retourner en temps voulu). Et d'essayer, sans succès, d'impressionner les dames présentes. Saint-ange semblait hésitant à s'engager dans une guerre où il n'y avait de morts-vivants impliqués, mais d'un autre coté la plus haute autorité de notre culte était à Émeraude et s'était prononcé pour le soutien à l'héritier légitime. Mon frère de race, lui, semblait plus motivé mais ne voulait pas partir avec des va-t-en-guerre profiteurs et lâches, tandis que le cuisinier voulait les utiliser pour obtenir des ressources et de l’influence auprès de l’héritier et de ses forces. C’était une question fort difficile à répondre… j’étais pour aller aider ces gens, mais avec ou sans eux m’importait peu.

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Broken world : résumé de campagne il y a 7 mois 5 heures #5750

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Chapitre 10 : en direction de Sterniae.

Après avoir refusé l'offre des nobles, nous prîmes la route vers la Sterniae en traversant les fertiles terres agricoles du royaume de Lanisse. Après un mois de voyage où j'offrais la bénédiction d'Aurore sous forme de soins et de canalisation, traversant des villages de paysans heureux de vivre et des communautés d'Halfelins qui tenaient à nous avoir à diner pendant une semaine à chaque mois le temps de trouver un parti pour Adam, nom sous lequel notre compagnon semi-homme se faisait connaitre. Il était agréable de voyager dans le grenier de cette partie du monde et de profiter de la paix qui y régnait.
https://vignette.wikia.nocookie.net/magnetotron/images/6/6e/East_towers.jpg/revision/latest?cb=20141204122002
Approchant de Pont-Gardien, la capitale, notre ninja décida de prétendre être apprenti écuyer afin d'éviter d'attirer l'attention de beaucoup et surtout des patrouilles. Il est vrai que ses talents ne sauraient être appréciés à leur juste valeur sans introduction première. Parmi les mercenaires dont nous croisâmes la route, il y avait un campement de la Compagnie d'Ambre, la plus chère et la plus grande des compagnies de mercenaires du pays. Beaucoup de ressources étaient investis dans cette guerre meurtrière et je dû me rendre à l’évidence que les nobles d’Eaux-pâles seront à leur aise ici, malheureusement.

Sur place, nous demandâmes à rencontrer les représentants du culte d’Aurore présents sur place. La ville, jadis majestueuse, portait les traces de 15 ans de combat mais de manière discrète. Les combats n’avaient pas été continus et la reconstruction avançait bien (et la ville n’était plus assiégée à l’heure qui l’est).

Accueillis par Constance, prêtresse d'Aurore, elle nous emmena devant Ildoin, leur leader. Il y avait sur place beaucoup de Veilleurs d'Aurore, les guérisseurs; et quelques Myrrhes, leurs gardiens. Mon compagnon Prestige Saint-ange était un Myrrhe, mais je refusais toute étiquette. J’étais ce qu’Aurore avait besoin que je sois le moment venu. Le vieillissant prêtre nous appris que le prince est certainement en train d'inspecter les murailles les plus proches de la ligne de front car il aime être au contact de ses hommes. Tout semblait indiquer un souverain qui se souciait de la vie de ses sujets et refusait de les forcer à faire quoique ce soit qu’il ne ferait pas lui-même. Nous avions choisi le bon camp dans cette guerre pour autant que je puisse en juger.

Depuis quelques semaines que la baronne du Val d'Azur à envoyé son conseiller, le prince est plus souvent sur la ligne de front. Ce royaume soutient la Sterniae car leur allié de jadis, le royaume de Darann, à rejoint les forces de l'envahisseur Aviliane qui soutiennent l'usurpateur du Stern. Les forces maléfiques de ce royaume ont réussi à unifier quelques peu les peuples libres, mais nous sommes loin de l’union qui permettra de les chasser de l’est du continent.

Profitant de son relatif anonymat, Adam fit le tour des auberges et autres lieux où les langues se délient, apprenant que l’ennemi, le comté de Stern, préparait une attaque d'ici peu d'après les rumeurs. Les rumeurs parmi les soldats étaient que le nouvellement arrivé conseiller de la duchesse essayerai de rectifier l'attitude du général local, très dur et exigeant (peut-être une conséquence de 15 ans de guerre). Le clerc Ildoin nous donna rendez-vous après la réunion du conseil de guerre du prince, afin de le nous présenter. Sur place nous rencontrâmes le général qui fulminait de se faire rabattre le caquet par le conseiller elfe, sur l’argument que celui-ci avait plus d'années d'expérience que l'âge du dit-général. L’expérience était certes un facteur, mais parfois les races à longue vie oublient d’agir dans l’instant contrairement aux races à espérance de vie plus courtes.

Il y avait aussi un magicien elfe et ce qui semblait être le commandant des cavaliers sur aigle géant des forces elfes qui s’étaient joint aux armées de la Sterniae. Leur peuple avait beaucoup à perdre si jamais le prince était dépossédé. Après les présentations, le roublard nous alerta du bruit de catapultes juste avant que leurs projectiles frappa les bâtisses.

La majorité des conseillers suivirent le prince alors qu’il se ruait sur les murailles. Le souverain organisait ses hommes pour protéger le maximum de monde, en grand meneur d'hommes. Les armées adverses avançaient en masse vers nos murs, équipés pour tenter de forcer nos défenses. Il y avait beaucoup de peaux-vertes, certainement des forces envoyées par le royaume de Rek, lui aussi annexé par l'Aviliane, le sombre empire de l’est. A la grande surprise de beaucoup, le général de nos forces décida d'ouvrir les portes pour faire une confrontation au sol. C'était une erreur tactique, visiblement destinée à prouver son autorité et de s'attirer de la gloire, mais qui allait sacrifier des hommes pour rien. Je bloquais l'ouverture d'une des trois portes pour empêcher l'une des trois colonnes de sortir, malheureusement ça n'allait pas arrêter les deux autres, dont l'une menée par Prestige.

Les murs tremblèrent soudain, visiblement un sort créant une sorte de bélier, nous obligeant à trouver le lanceur de sort responsable rapidement avant qu’il ne recommence. Lorsque je finis par localiser le dit mage, ce dernier était en train d’invoquer un portail démoniaque qui draina l'énergie vitale des forces des deux camps pour s’activer. Notre paladin n'y survécu que par la force de sa foi. 4 khytons, des diables des chaines et un venedaemon (tel qu’on me les nomma lorsque je m’enquis dessus plus tard) en sortirent, invoqués par le sacrifice de plusieurs centaines de vies. Ces créatures des plans inférieurs ne devraient pas pouvoir affecter notre monde, mais depuis cette histoire de fissure nous en voyons bien trop souvent.

Après avoir appelé un des aigles géants pour m'accrocher à ses serres après un saut magnifique des murailles (copié par notre semi-homme qui lui visa l'arrière de la selle du cavalier). J'invoquais le pouvoir d'arme alignée pour renforcer le Pleur d'Aurore dans le but de traverser les éventuelles résistances de la créature pendant que Prestige se tenait seul contre les assauts des créatures d'outre-plan. Mon instinct me hurlait que contre une seule de ces créatures, notre groupe en entier allait avoir du mal à vaincre, alors contre 5… Mais si c’était comme ça que ma vie devait se terminer, je l’acceptai sans peur tout comme mon compagnon paladin.

Le guerrier d'Aurore utilisa son châtiment du mal puis son imposition des mains pour pouvoir continuer le combat, car seule sa volonté lui permettait pour l’instant de résister aux assauts ennemis. Je me jetais dans la mêlée depuis l'aigle tout comme Adam mais contrairement à lui je visais le paladin en faisant appel à la bénédiction de ma déesse pour augmenter la puissance de ma guérison des blessures moyennes. Les pouvoirs de prêtre que m’avait accordé ma déesse allaient être mis à rude épreuve dans ce combat. L’affrontement continuait, échangeant coups pour coups avec nos adversaires alors qu'arrivait des cieux une sorte d'ange avec des ailes noires, la mystérieuse entité connue sous le nom d'Ombre. Les attaques continuelles des diables des chaines avaient maintes fois emprisonnées et blessées notre vaillant humain, mais l’une d’entre elles avait rejoint son plan d’origine.

Son arrivée vit le portail se refermer, peut-être le résultat des actions des mages elfes que nous avions laissé sur les arrières. Aucun autre félon ne l’avait encore traversé, mais tentacules, bras griffus et autres morceaux de créatures étaient en train d’essayer. Pendant ce temps, la créature que je supposais venir des plans supérieurs générait une onde d'énergie positive qui referma nos blessures instantanément. La lame d'Ombre trancha dans les entités comme dans du beurre, créant une ouverture dans les rangs de nos ennemis qui nous permis de changer le cours de la bataille. La victoire rejoignit notre camp alors que les extérieurs mauvais disparaissaient un par un. Les derniers peaux-vertes s’enfuirent sans demander leur reste.

Après la bataille, alors que la poussière retombait, il était temps de savoir ce qui se tramait, mais le lancement de détection du mal du paladin fut mal pris par Ombre. J’avais peur que ça tourne à la confrontation, mais le conseiller Icedark et la créature d'outre-plan nous téléportèrent dans des gerbes de flammes dans ce qui semblait être un bâtiment antique de plus de 10000 ans. Allions-nous avoir des réponses à nos questions ?

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Broken world : résumé de campagne il y a 6 mois 1 semaine #5794

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Chapitre 11 : un an dans la colonie sans nom.

La liche se présenta comme Masque de Mort, premier nécromancien de l'histoire, ayant commencé à étudier cette école de magie il y à 15000 ans. A l'époque, avec l'apparition de la magie arcanique, les premiers magiciens suivaient 8 voies au-lieu des 7 d'aujourd'hui : les 4 voies majeures des 4 éléments et les 4 voies mineures de la création, destruction, vie et mort. Les plus grands magiciens de l’époque s'unirent pour créer les 8 pierres primordiales, en rapport avec chacune de ses voies.

Rapidement, les magiciens et les dieux se sont rendus compte des effets secondaires de ces pierres, le premier était que les porteurs deviennent intemporels, c’est-à-dire que le temps ne les affectent plus, les rendant virtuellement immortels s’ils évitent la mort violente. Les dieux ont alors placé les pierres et leurs porteurs sous surveillance puis leur interdit de s’impliquer dans les affaires des mortels. Résultat, ils prirent contact les uns avec les autres. La liche est, sans surprise, le porteur de la pierre primale de la mort. Ombre détient la pierre de la vie après la mort de son précédent porteur, Icedark porte la pierre du feu et il fut facile de deviner que Shaloum, le supérieur de mon temple porte la pierre de terre au vu des effets de ses sorts de téléportation. Masque de mort ajouta que des dieux avaient crée deux autres pierres, celle d'Elyseum par les dieux que nous connaissons et la pierre d'Abaddon, crée par une entité dirigeant les daimons dans un plan très lointain.

En plus d’offrir une maitrise avancée des sorts arcaniques en rapport avec leur élément, les pierres permettent d'ouvrir un portail vers le plan correspondant à leur énergie, pour celle de vie le plan de l’énergie positive, mort celui de l’énergie négative, création donne sur une immense forge immuable et destruction accède à une plaine dévastée et ravagée par des forces surnaturelles. Cette capacité est celle qui rend le porteur de la pierre maléfique si dangereux car les forces d'Abaddon essayent de mener un assaut depuis leur plan, et la 10e pierre leur donne donc cette opportunité.

Les 7 membres de leur société ne peuvent être partout, et le porteur de la pierre d'eau boude dans son coin (d’après eux), tandis que celle de destruction n'aurait pas de porteur. Chaque porteur doit avoir l'aval des dieux pour acquérir une pierre, une restriction appliquée seulement aux porteurs suivant le porteur originel. Trois des porteurs originaux ont été bannis du plan matériel, ce qui permit la montée de la magiocratie Sorgalienne il y à 2000 ans. Ils ont donc besoin d’agents et je voyais clairement où ils voulaient en venir. Les porteurs peuvent se téléporter à volonté de continents en continents, mais ils ne peuvent traverser l'océan l'Arrogant, ce qui signifie que le porteur de la pierre d'Abaddon se cache dans les Terres Grises, le continent par-delà les mers.

Bram, le nouveau nom de notre compagnon halfelin, ne semblait pas être vraiment convaincu de cette proposition de recrutement. Al’Batir, lui, se posait des questions sur la guerre de succession que nous venions tout juste de quitter. D’après les porteurs de pierre, la guerre entre le neveu et l'oncle allait connaître une fin imposée par les paladins d'Émeraude, qui allaient s'impliquer à 100 % dans un cessez-le-feu suite à l'invocation des créatures des plans inférieurs. Certes, il n’y aurait ni vainqueur, ni vaincu et les tensions entre les deux nations ne connaitront pas de repos pendant longtemps, mais il n’y aura plus de guerre ouverte pendant plusieurs années, ce qui éliminait ce problème de notre équation.

Ils nous proposaient de rejoindre une expédition pour fonder une colonie dans les Terres Grises et leur servir d'yeux et d'oreilles. Ils avaient besoin de gens de confiance dans le plan matériel puisqu'eux ne pouvaient plus y aller et nous renvoya dans notre monde pour réfléchir à leur proposition. Nous apparûmes au milieu des fossoyeurs en train de ramasser les cadavres de la bataille. Un officier nous fit savoir que le prince voulait nous voir, si jamais nous réapparaissions.

Ce dernier nous attendait avec le conseiller et sa seigneur-lige, la baronne Isabelle du Val d'Azur. En plus de diriger son propre pays, elle siège en tant que conseiller à Émeraude, et parlait donc au nom de cette cité. Elle confirma que l'invocation de démons avait forcé les nains à sortir de leur neutralité (ils allaient donc agir dans les intérêts des elfes, mais indirectement) et la cité des cultes bons à s'engager ouvertement dans la guerre sauf si le duc d'Algarray, soutien de l'oncle et seigneur de l'Aviliane, cessait les hostilités. Le grand conquérant et décrit par beaucoup comme le grand méchant de notre continent serait obligé de remettre à plus tard ses projets de conquête au vu de cette alliance surprenante. Le problème de la guerre n’étant plus qu’un souvenir, la baronne nous invita à nous reposer chez elle, au Val d'Azur, une terre de vignes à perte de vue.

Durant les 2 mois nous participons aux réunions des futurs 12 conseillers de la colonie et de leurs sponsors dans le but d’organiser cette dangereuse expédition vers un continent dont on ne connaît pas grand chose. La colonisation à débuté il y à 200 ans et il y à une cinquantaine de colonies, mais l’intérieur des terres ou l’ensemble de la côte ne sont pas encore explorées. Ces réunions nous permîmes de mieux connaitre ceux avec qui nous allions affronter les dangers de ce nouveau monde et leurs positions dans le conseil de la colonie.
 La dirigeante : Dame Argentia, une noble de la cour de la Baronne du Val d'Azur, un peu pédante, mais malgré tout sympathique et gentille.
 Général : lord Thurororn, le nain du groupe de marchands d’Eaux-pâles.
 Grand diplomate : Isobella Renfereh, une diplomate d'Emeraude
 Grand prêtresse : Mère Tania d'Aurore. Visiblement, le culte d’Aurore aura une place prépondérante dans la vie de notre communauté.
 Grand érudit : le professeur Mentyr de l'école de Blanc-manteau en Sternia. Un magicien d’un certain talent d’après son CV.
 Maréchal : Wilfried Ilgard, un conseiller d'une ville en Sternia voulant grimper l’échelle sociale. Il sera en charge de tout ce qui concerne le maritime.
 L'agent de l'ordre royal : l'inquisitrice d'Ekkiel avec son ours-hibou. Je n’étais pas des plus heureux de revoir cette paire, mais sa dévotion à sa mission serait sans pareille.
 Le trésorier : seigneur Altorn. Je ne m’attendais pas à voir un esprit de colons chez le chef de cette clique de marchands mais il voulait sortir de l’ombre de son père et son frère en acceptant ce poste qui pouvait se révéler lucratif.
 Le grand protecteur : personne n’avait revendiqué cette position.
 Grand conseiller : moi-même.
 Maître des services secrets : Bram aux multiples identités, ce petit détail pouvant devenir un futur problème.

Nous allions disposer au départ de 50 miliciens pour lutter contre les dinosaures sur 200 colons. Tous les 6 mois, un navire allait nous fournir renforts et ressources, avec 2 à 3 mois de voyage, il était impossible de faire plus. La région dans laquelle notre colonie avait été exploré, nous optâmes de nous installer sur des collines, avec un accès au fleuve pour pouvoir rejoindre la mer rapidement tout en étant suffisamment loin du littoral pour ne pas trop subir l’entropie. L’installation fut assez rapide et il était temps de s’atteler à la construction de cette colonie anonyme.

Nos projets du premier mois : 3 appartements afin de loger notre population (chacun pouvant contenir 40 personnes), une scierie et une carrière afin de produire des ressources. Il fut décidé d’instaurer 6 jours fériés par an : jour de la fondation de la colonie, celui de la fondation de la ville, et le jour férié dédié à Aurore. Les autres furent basés sur des jours fériés de Sternia, Val d’Azur et Eaux-pâles.

Durant le 2e mois nous fîmes construire des routes vers la carrière, la scierie et la nouvelle ferme qui fut installé au sud dans les plaines bordant nos collines (mais pas trop près du littoral) et 2 appartements supplémentaires

3e mois : installation d’une ferme sur nos collines, construction d’un pont vers nos jungles, et l’établissement d’une taverne et d’un sanctuaire dans notre colonie pendant que des explorations étaient menées au nord, donnant sur des collines.

4e mois : le développement de la colonie demandait un hôtel de ville, pendant que notre campagne d’exploration ajoutait des jungles et des plaines à notre carte. Notre première maison (pouvant loger 10 personnes) fut construite pour améliorer le confort des habitants.

5e mois : création des quais et de leur quartier, annexion des plaines récemment découverte, et l’installation en ville d’une tour de guet et d’un enclos pour développer cette dernière.

6e mois : construction d’une route vers les nouvelles plaines et l’installation là-bas de 2 fermes, puis la création d’une pêcherie, d’une grange et de 2 maisons en ville. Le 1er bateau de ravitaillement nous ramena 50 colons et 100 pts de ressource.

7e mois : désireux d’étendre nos territoires, ce mois vit 2 annexions : des collines (2 mois de travail) et des jungles (4 mois), avec la transformation de notre colonie en village avec 2 maisons et une brasserie.

8e mois : période de grands travaux avec une mine, une route vers cette dernière, une caserne, une forge, une tannerie et 2 maisons.

9e mois : notre crise du logement réglée, nous transformâmes 3 de nos appartements en maison, en construisirent une de plus et explorâmes 3 nouveaux territoires (plaine, montagne, jungle) plus l’installation d’une décharge pour commencer à gérer les problèmes de déchets.

10e mois : continuation de l’accroissement de notre village avec 3 maisons, un commerce (boulanger), 2 moulins pour transformer les ressources de nos fermes.

11e mois : installation d’une nouvelle scierie dans notre nouvelle jungle avec une route et une tour de guet, développement d’une seconde pêcherie, puis une grande campagne d’exploration : nous découvrîmes des montagnes, une plaine, des collines, un marais et une jungle.

12e mois : continuation de la grande campagne d’exploration dans le but de rejoindre la colonie la plus proche, qui s’avéra fructueuse : découverte d’une jungle avec scierie leur appartenant, d’une seconde jungle, de 2 plaines avec des fermes de cette colonie, d’un marais et finalement d’une plaine avec la colonie en question. Nous allions pouvoir travailler la diplomatie. Le second bateau de ravitaillement nous amena 75 colons et 50 ressources suite aux demandes du conseil, nous permettant d’envisager un agrandissement et la construction d’une série de tours de guet pour notre défense.

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Je me tiendrais devant tous les ennemis de la liberté.
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